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		<title>Nos ma&#238;tresses d'&#233;cole</title>
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		<dc:creator>Administrator</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Marthe, Andr&#233;e, Yannick, Yvette, certaines sont d&#233;c&#233;d&#233;es maintenant. Elles ont aim&#233; passionn&#233;ment leur m&#233;tier et s'en souviennent avec bonheur. Les &#233;l&#232;ves qu'elles ont form&#233;s... aussi !&lt;/p&gt;

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		<title>Sophie Tr&#233;buchet, m&#232;re de Victor Hugo</title>
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		<description>&lt;p&gt;Victor HUGO est-il bien le fils d'un g&#233;n&#233;ral de Napol&#233;on, L&#233;opold Sigisbert HUGO ? ou le fruit de la liaison de sa m&#232;re Sophie TREBUCHET avec Victor Fanneau de La Horie , qui deviendra le parrain du jeune Victor &#034;Hugo&#034; ?&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;N&#201; D'UN SANG BRETON &#8230;&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_0'&gt;N&#201; D'UN SANG BRETON &#8230;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;&#8212;. DES AMIS DANS LES DEUX CAMPS&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_1'&gt;&#8212;. DES AMIS DANS LES DEUX (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;UN JOUR, &#8216;'BRUTUS&#034; HUGO&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire_2'&gt;UN JOUR, &#8216;'BRUTUS&#034; HUGO&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Le roman de Sophie Tr&#233;buchet (GENEVI&#200;VE DORMANN )&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_80 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L200xH272/sophie-44996.jpg?1744867282' width='200' height='272' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Sophie Tr&#233;buchet
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Victor HUGO est-il bien le fils d'un g&#233;n&#233;ral de Napol&#233;on, L&#233;opold Sigisbert HUGO ? ou le fruit de la liaison de sa m&#232;re Sophie TREBUCHET avec Victor Fanneau de La Horie , qui deviendra le parrain du jeune Victor &#034;Hugo&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genevi&#232;ve Dormann, dans son passionnant livre &#034;le roman de Sophie Tr&#233;buchet&#034; r&#233;pond : &#034;Victor Hugo, nourrisson maigrichon, ne ressemblait pas &#224; ses deux fr&#232;res ain&#233;s, gros b&#233;b&#233;s joufflus, r&#233;pliques du g&#233;n&#233;ral Hugo. Victor s'appela Victor, &#224; cause de son &#034;parrain&#034; choisi par Sophie, et il fut son enfant pr&#233;f&#233;r&#233;. Cela me suffit. Je ne r&#233;clame pas que l'on change en La Horie le nom de Hugo qui figure sur tous les boulevards de France&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Genevi&#232;ve DORMANN, qui s'est fait aider dans ses recherches par Le cur&#233; du Petit-Auvern&#233; et Mme No&#235;lle MENARD, biblioth&#233;caire &#224; Ch&#226;teaubriant, a fait revivre cette Sophie Tr&#233;buchet longtemps rest&#233;e dans l'ombre parce qu'elle &#034;n'a pas eu une vie compatible avec ce qu'exigeait la morale traditionnelle du XIXe si&#232;cle&#034; et la moiti&#233; du n&#244;tre. Sophie, en effet, a eu un amant qu'elle a aim&#233; passionn&#233;ment. C'est pourquoi, pendant longtemps, pour ne pas ternir L'image d'Epinal du h&#233;ros national qu'&#233;tait devenu Victor Hugo, on a escamot&#233; la vie de cette femme jug&#233;e trop peu convenable pour la m&#232;re d'un tel monument&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNE JEUNESSE CASTELBRIANTAISE ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophie TREBUCHET est n&#233;e en 1772 rue des Carm&#233;lites &#224; Nantes . Sa m&#232;re , Ren&#233;e Louise Le Normand du Buisson est la fille du Procureur au Tribunal de Nantes . Son p&#232;re, Jean-Fran&#231;ois Tr&#233;buchet, fils d'une bonne famille, mais pauvre, est capitaine de navires qui ne lui appartiennent pas . Ce n'est pas une riche famille .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 8 ans, Sophie perd sa m&#232;re . &#192; 11 ans, son p&#232;re meurt aussi, disparu dans l'Oc&#233;an Indien. Sophie est alors confi&#233;e &#224; sa tante, Fran&#231;oise TREBUCHET, veuve du notaire ROBIN de St Julien de Vouvantes, qui lui a laiss&#233; une petite maison, rue de Cou&#235;r&#233;, tout pr&#232;s de la &#034;Maison de l'Ange&#034;. L&#224;, Sophie passe des jours heureux, aupr&#232;s de sa tante Robin et de sa servante, Julie P&#233;an, qui sait si bien gu&#233;rir des maladies avec des plantes sauvages et raconter d'effrayantes histoires, celle de la B&#234;te de B&#233;r&#233;, celle du Serpent de la For&#234;t Pav&#233;e, celle de Fran&#231;oise de Foix que son mari, Jean de Laval assassina une nuit, au ch&#226;teau de Ch&#226;teaubriant, quand elle a cess&#233; d'&#234;tre la maitresse favorite de Fran&#231;ois Premier .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Mais plus encore qu'&#224; Ch&#226;teaubriant, c'est &#224; La Renaudi&#232;re que Sophie est heureuse. &#192; trois lieues de la Rue de Cou&#235;r&#233;, au Petit Auvern&#233;, dans Le Pays de La M&#233;e, La Renaudi&#232;re est une jolie maison de schiste &#224; toit d'andoise qui appartient aux Tr&#233;buchet&#034; , ces Tr&#233;buchet qui, comme tous les hommes de la famille, &#224; l'exception de Jean Fran&#231;ois, &#233;taient d'une famille de maitre-fondeurs. On trouve un Jean Tr&#233;buchet aux forges de La Hunaudi&#232;re vers 1670 , un autre Tr&#233;buchet aux forges de Paimpont, d'autres &#224; Moisdon (La Forge Neuve), et la Poitevini&#232;re o&#249; il reste une maison dite &#8220;Maison Tr&#233;buchet&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Sophie que son exub&#233;rance fait &#233;touffer en ville a une passion pour La campagne. Ch&#228;teaubriant, pour elle, c'est la Libert&#233;&#034; raconte Genevi&#232;ve Dormann. &#034;V&#234;tue comme Les petites paysannes, en jupon de futaine et en sabots, elle vagabonde dans Les fon&#234;ts avoisinantes, avec des enfants de son &#226;ge&#034; . La famille Tr&#233;buchet est tr&#232;s connue dans ia r&#233;gion et Sophie est partout chez elle, en s&#233;curit&#233; .&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;N&#201; D'UN SANG BRETON &#8230;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Depuis la terrible s&#233;cheresse de 1785, rien ne va plus, le ciel semble se d&#233;chainer, un hiver &#233;pouvantable succ&#232;de &#224; des torrents de gr&#234;le et &#224; un &#233;t&#233; pourri. &#192; Ch&#226;teaubriant on a m&#234;me abattu des loups . Dans les bois se r&#233;fugient des bandes de mendiants affam&#233;s qui attaquent les voyageurs . &#192; Paris le ministre Necker s'affole, le roi Louis XVI est d&#233;bord&#233;, les paysans sont d&#233;&#231;us des Etats G&#233;n&#233;raux qui viennent de se tenir &#224; Versailles, en mai 1789. &#192; Nantes, la ville s'agite, les discussions vont bon train, Sophie suit cela de pr&#232;s, par l'interm&#233;diaire de son cousin, Jean Fran&#231;ois Normand . Elle a 7 ans .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre jours apr&#232;s la prise de la Bastille, en juillet 1789, Nantes en liesse danse, allume des feux de joie, et plante des arbres de la libert&#233;. Sophie est dans la rue . Mais arrivent des jours plus sombres, la mort du roi pass&#233; au &#034;rasoir national&#034;, la guerre d&#233;clar&#233;e &#224; la France par les pays voisins, la r&#233;volte des Chouans et des Vend&#233;ens, la terreur &#224; Nantes avec Carrier de sinistre m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les nuits, Sophie Tr&#233;buchet est r&#233;veill&#233;e par les hurlements et les pleurs des condamn&#233;s qu'on entraine &#224; La Loire. La nuit de Nantes est peupl&#233;e de sanglots, d'adieux d&#233;chirants&#034;. Sophie devient de plus en plus nerveuse. Et un soir elle assiste, malgr&#233; elle, &#224; l'ex&#233;cution, &#224; la guillotine, place du Bouffay &#224; Nantes, d'une femme et de ses deux filles avec qui elle a jou&#233; dans son enfance . Le souvenir de cette boucherie lui reviendra en cauchemars toute sa vie. Le soir m&#234;me elle quitte Nantes pour Ch&#226;teaubriant.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;&#8212;. DES AMIS DANS LES DEUX CAMPS&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;La petite ville tranquille, paisible, de son enfance est &#224; son tour m&#233;connaissable. Des maisons ont br&#251;l&#233;, les boutiques sont ferm&#233;es, les auberges d&#233;vast&#233;es et les joyeux march&#233;s du mercredi ne sont plus qu'un souvenir&#034; : Ch&#226;teaubriant est devenue &#034;Montagne-sur-Ch&#232;re&#034;, ville de garnison pour les troupes r&#233;publicaines engag&#233;es dans la guerre de Vend&#233;e . Les rebelles sont partout &#8220;embusqu&#233;s dans Les for&#234;ts de Vioreau, Juign&#233;, Teillay. On les signale &#224; la For&#234;t Pav&#233;e, La Guerche, St Mars, Roug&#233; ou Cand&#233;&#034;. Les &#8220;rustauds&#034; tiennent fortement toute la r&#233;gion, depuis Martign&#233; jusqu'&#224; Pouanc&#233;. Parmi eux, Sophie a des cousins ou des amis : Fran&#231;ois Bellet, son cousin de la Forge Neuve, les De Fermon &#224; Moisdon, les Leussier du Ch&#226;teau de La Pinais en Grand Auvern&#233;, les Fresnais de Beaumont &#224; St Julien de Vouvantes et &#034;C&#339;ur de Lion&#034;, &#034;C&#339;ur de Roi&#034;, &#034;Brise Galette&#034; et les autres* &#034;Sophie Tr&#233;buchet, La R&#233;publicaine, la lectrice de Rousseau et Voltaire, la petite fille du juge Le Normand, ne peut s'emp&#234;cher d'&#233;prouver de la sympathie pour ces rebelles mal arm&#233;s, en guenilles, dont les exploits d&#233;fraient la chronique locale, m&#234;me si elle ne partage pas leur ferveur religieuse&#034;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;UN JOUR, &#8216;'BRUTUS&#034; HUGO&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un jour, en revenant de La Renaudi&#232;re, elle rencontre un gars affol&#233; : &#034;Les Bleus aurivent. IL y a messe au Cotillon Rouge. Les n&#244;tres y sont. Je cours les pr&#233;venir. Mais vous, demoiselle, aidez-nous, retenez les Patauds quelques temps&#8221;. C'est ainsi que Sophie, qui a un laissez-passer du grand-p&#232;re Le Normand, et un certificat de civisme, retient les Patauds (c'est-&#224;-dire Les Bleus, les R&#233;publicains), pour que les Rustauds puissent disparaitre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les &#034;Patauds&#034;, elle retrouve &#034;Brutus&#034;Hugo, le capitaine L&#233;opold Sigisbert Hugo, dont elle avait d&#233;j&#224; fait la connaissance chez sa cousine Ernoult . Elle appr&#233;cie sa chaleureuse exub&#233;rance et sa joie de vivre. Plus tard elle le trouvera ronflant, vulgaire, pr&#233;tentieux, couard devant la vie. Mais ce ne sera que plus tard, bien apr&#232;s son mariage, quand elle aura fait la connaissance de Victor Fanneau de La Horie, l'amour fou de sa vie ...&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Si vous y tenez, Genevi&#232;ve DORMANN vous en racontera davantage dans son &#034;Roman de Sophie Tr&#233;buchet&#034; . Pour Sophie, avec son mariage avec L&#233;opold Hugo, se termine sa jeunesse nantaise et castelbriantaise. Souvent elle d&#233;sira revenir &#224; Ch&#226;teaubriant et &#224; la Renaudi&#232;re en Petit Auvern&#233;. La vie ne le lui permit pas .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Andr&#233; Bernou et la tuberculose</title>
		<link>http://chateaubriant.org/spip.php?article122</link>
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		<description>&lt;p&gt;Le remarquable livre &#034;la tuberculose au cours des &#226;ges&#034; (par Charles Coury, 1972, Ed. Lepetit &#224; Suresnes) recense les diff&#233;rentes m&#233;thodes utilis&#233;es pour le traitement de la tuberculose. Contre &#171; la phtisie &#187; (nom qu'on donnait alors &#224; la tuberculose) , les m&#233;decins archa&#239;ques recouraient &#224; la pri&#232;re et &#224; l'incantation, souvent avec un rituel religieux et magique &#034;&#212; Fi&#232;vre, avec ton fr&#232;re la Consomption, avec ta s&#339;ur la Toux, va-t-en frapper les gens (&#8230;)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chateaubriant.org/spip.php?rubrique12" rel="directory"&gt;Personnages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le lait des femmes&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;Le lait des femmes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Sang de ch&#232;vre et graisse de chien&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Sang de ch&#232;vre et graisse (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Di&#232;te ou gavage ?&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Di&#232;te ou gavage ?&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Dissiper les &#034;passions tristes&#034;&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_3'&gt;Dissiper les &#034;passions tristes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le changement d'air&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_4'&gt;Le changement d'air&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La collapsoth&#233;rapie&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_5'&gt;La collapsoth&#233;rapie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La phtisie : mal de l'&#226;me&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_6'&gt;La phtisie : mal de l'&#226;me&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Tuberculose : br&#232;ves indications anatomiques&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_7'&gt;Tuberculose : br&#232;ves indicatio&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La cr&#233;ation des cavernes&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_8'&gt;La cr&#233;ation des cavernes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Cicatriser les cavernes&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_9'&gt;Cicatriser les cavernes&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Pneumothorax&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_10'&gt;Pneumothorax&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le pneumothorax&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_11'&gt;Le pneumothorax&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;L'Ol&#233;othorax&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_12'&gt;L'Ol&#233;othorax&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La thoracoplastie&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_13'&gt;La thoracoplastie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;De l'alcool dans le nerf phr&#233;nique&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_14'&gt;De l'alcool dans le nerf (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Pleur&#233;sies purulentes tuberculeuses&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_15'&gt;Pleur&#233;sies purulentes tubercul&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Des malades branch&#233;s sur une pompe &#224; v&#233;lo&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_16'&gt;Des malades branch&#233;s sur (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La pleurectomie&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_17'&gt;La pleurectomie&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;La sp&#233;l&#233;otomie : &#224; la d&#233;couverte des cavernes&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_18'&gt;La sp&#233;l&#233;otomie : &#224; la d&#233;couver&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Une bricoloth&#233;rapie salvatrice&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_19'&gt;Une bricoloth&#233;rapie salvatrice&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Jean TRICOIRE, Lucienne MARECAUX et les autres&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_20'&gt;Jean TRICOIRE, Lucienne (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;C'&#233;tait hier&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_21'&gt;C'&#233;tait hier&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Lucienne Mar&#233;caux&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_22'&gt;Lucienne Mar&#233;caux&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Mis en ligne le 24 octobre 2005&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_52 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L89xH84/andre-bernou-1e837.jpg?1744946163' width='89' height='84' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Andr&#233; Bernou
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le remarquable livre &#034;la tuberculose au cours des &#226;ges&#034; (par Charles Coury, 1972, Ed. Lepetit &#224; Suresnes) recense les diff&#233;rentes m&#233;thodes utilis&#233;es pour le traitement de la tuberculose. Contre &#171; la phtisie &#187; (nom qu'on donnait alors &#224; la tuberculose) , les m&#233;decins archa&#239;ques recouraient &#224; la pri&#232;re et &#224; l'incantation, souvent avec un rituel religieux et magique &#034;&#212; Fi&#232;vre, avec ton fr&#232;re la Consomption, avec ta s&#339;ur la Toux, va-t-en frapper les gens d'en-dessous&#034; disait-on en Inde. En France, au Moyen-&#226;ge, on implorait les &#034;Saints Gu&#233;risseurs&#034; dont St Malo ou St Marcoul qui, en raison de son nom, &#233;tait supposer gu&#233;rir les douleurs cervicales. On attribuait aux Rois un pouvoir &#034;de toucher&#034; capable de gu&#233;rir les maladies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'Antiquit&#233;, et pendant le Moyen-&#226;ge et la Renaissance, d'innombrables m&#233;dications d'origine v&#233;g&#233;tale, animale ou min&#233;rale ont &#233;t&#233; essay&#233;es. Par exemple, le broyat de poumon animal (loup, cerf ou renard) ou le mou de veau ... mais est-ce plus &#034;bizarre&#034; que les croyances en l'huile de foie de morue ? Par exemple aussi, la chair de vip&#232;re, de l&#233;zard ou de cloporte. On peut sourire des vertus pr&#234;t&#233;es au sirop d'escargots, mais Waksman, l'inventeur de la streptomycine, n'a-t-il pas signal&#233; l'action antibacillaire des lombrics ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_55 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH429/transfusion-lait-de-chevre-254e5.jpg?1744946163' width='500' height='429' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Transfusion lait de ch&#232;ve
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Photo : transfusion de lait de Ch&#232;vre (Document paru dans &#034;R&#233;alit&#233;s M&#233;decine&#034; 1968)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le lait des femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Parmi toutes les prescriptions alimentaires, une des plus anciennes et des plus durables a &#233;t&#233; celle du r&#233;gime lact&#233;. Laennec lui-m&#234;me reconnaissait &#034;aux laits de femme, d'&#226;nesse, de vache, de ch&#232;vre, de jument&#034; des vertus propres &#224; rendre la toux moins p&#233;nible. Vant&#233; par les Arabes, les Chinois, les Indiens et les disciples d'Hippocrate, le r&#233;gime lact&#233; a atteint sa plus grande vogue &#224; la Renaissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lait de femme &#233;tait particuli&#232;rement recommand&#233; et devait &#234;tre consomm&#233; &#224; la t&#233;t&#233;e. &#034;La nourrice, de pr&#233;f&#233;rence jeune et agr&#233;able, partageait au besoin le lit du malade, malgr&#233; les risques de contagion et les autres inconv&#233;nients, ais&#233;ment imaginables, qui pouvaient en r&#233;sulter. On alla plus loin : parmi les moyens de gu&#233;rison de la phtisie, quelques M&#233;decins Anciens et Modernes en ont invent&#233; un, auquel ils ont attribu&#233; des cures surprenantes. C'est de faire coucher les malades avec leurs nourrices, ou avec des jeunes filles bien fra&#238;ches et bien saines. Une &#233;manation du corps de ces jeunes filles, s'insinue par les pores dans le corps du malade &#233;puis&#233; et le ranime, au d&#233;triment de la jeune personne qui d&#233;p&#233;rit insensiblement&#034; (1).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Sang de ch&#232;vre et graisse de chien&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre autres m&#233;dications d'origine animale, on a essay&#233; les transfusions de sang d'un animal r&#233;fractaire &#224; la maladie, comme la ch&#232;vre. Ces pratiques ont connu une certaine vogue jusqu'&#224; la fin du si&#232;cle dernier. La graisse de chien (ou d'homme) passait aussi pour &#234;tre efficace...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux v&#233;g&#233;taux ont &#233;t&#233; essay&#233;s contre la phtisie : les purgatifs, les diur&#233;tiques, les opiac&#233;s ont joui d'une faveur prolong&#233;e. Citons l'encens, la myrrhe, l'eau de goudron, l'ail, le chou et le quinquina, le miel, les amandes am&#232;res, le poivre noir, l'orge, la digitale, l'ergot de seigle, le cresson, la cigu&#235;, la t&#233;r&#233;benthine, sans oublier le gui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les min&#233;raux, l'arsenic, le mercure, le soufre ont eu leur vogue, comme les sels de cuivre, le plomb, l'argent et l'or bien s&#251;r. Mais aussi le calcium, l'iode et l'antimoine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a essay&#233; des inhalations d'oxyg&#232;ne, d'ozone, d'ammoniaque, d'iode, d'acide ars&#233;nieux ou sulfureux ou sulfurique, d'acide ph&#233;nique, d'hydrog&#232;ne sulfur&#233; etc. on a pens&#233; &#224; traiter la tuberculose par l'&#233;lectricit&#233; statique (1901) ou par les saign&#233;es ou par des proc&#233;d&#233;s aussi barbares que d'appliquer des caut&#232;res &#224; la marge de l'anus.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Di&#232;te ou gavage ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;gime alimentaire &#224; appliquer aux tuberculeux a fait l'objet de nombreuses controverses. BROUSSAIS (qui a donn&#233; son nom &#224; l'h&#244;pital militaire de Nantes) recommandait une di&#232;te s&#233;v&#232;re, accompagn&#233;e de saign&#233;es et de sangsues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres m&#233;decins penchaient pour un r&#233;gime exclusivement v&#233;g&#233;tal. D'autres conseillaient au contraire la volaille et les viandes l&#233;g&#232;res, en particulier celles des animaux &#224; course rapide. On a recommand&#233; les farineux, les c&#233;r&#233;ales, les &#339;ufs, les laitages, les graisses. Parfois jusqu'&#224; la suralimentation, avec les troubles digestifs et nutritionnels qu'entra&#238;nait ce &#034;gavage&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les boissons alcoolis&#233;es, loin d'&#234;tre interdites, &#233;taient souvent recommand&#233;es. Hippocrate conseillait le vin entre les repas et m&#234;me, au Congr&#232;s m&#233;dical de Lyon en 1864, un m&#233;decin a affirm&#233; que &#034; la phtisie est moins fr&#233;quente chez les ivrognes de profession que chez les sujets sobres&#034;. Par la suite cependant, de nombreux m&#233;decins ont attir&#233; l'attention sur les dangers de l'alcoolisme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_3&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Dissiper les &#034;passions tristes&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le mode de vie recommand&#233; aux tuberculeux a diff&#233;r&#233; sensiblement selon les &#233;poques et les &#233;coles de pens&#233;e, mais le repos ou, du moins, la mod&#233;ration des efforts physiques, a &#233;t&#233; largement pr&#244;n&#233; ... tout comme le repos moral : &#034; Le malade doit s&#233;journer &#224; une altitude &#233;lev&#233;e ou dans une for&#234;t profonde, en observant un repos rigoureux dans une chambre tranquille. Il lui faut purifier son c&#339;ur en restant paisiblement assis, lib&#233;r&#233; de toute pens&#233;e. On allumera pr&#232;s de lui un b&#226;ton d'encens et il devra serrer les dents dans la volont&#233; de gu&#233;rir. La cl&#233; de la gu&#233;rison r&#233;side dans la temp&#233;rance aussi bien sexuelle qu'alimentaire. Aucune drogue n'aura d'effet si le malade n'observe pas au pr&#233;alable les principes pr&#233;c&#233;dents&#034;. - &#034;On lui interdira le chant, le rire, les &#233;clats de voix, la conversation trop soutenue, l'usage des instruments &#224; vent, le tabac&#034; dit un autre m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres encore conseillaient de courtes marches ou la promenade en liti&#232;re ou l'escarpolette. Pour assurer au malade la tranquillit&#233; d'esprit, on recommandait d'entretenir leur bien &#234;tre moral par quelques divertissements, par une compagnie agr&#233;able, par la musique et une certaine &#233;l&#233;gance vestimentaire, tout ce qui pouvait &#034;dissiper les passions tristes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-il utile de pr&#233;ciser que ces recommandations ne pouvaient s'adresser qu'aux malades d'un milieu ais&#233;. Les autres, sans argent pour se soigner et faire vivre leur famille, n'avaient qu'&#224; se laisser aller &#224; leurs &#034;passions tristes&#034; et &#224; mourir en silence, le plus vite possible.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_56 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH379/cure-individuelle-68a6c.jpg?1744946164' width='500' height='379' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cure individuelle
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Photo : La cure individuelle &#224; Nice vers 1890 (paru dans le Bulletin g&#233;n&#233;ral de th&#233;rapie. Ed.Masson - 1890)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_4&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le changement d'air&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le changement d'air a toujours &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; comme une condition n&#233;cessaire &#224; l'am&#233;lioration de l'&#233;tat des tuberculeux. On leur recommandait les voyages et surtout le repos dans un lieu au climat favorable. C'&#233;tait l'air marin, pour certains m&#233;decins ; la montagne pour d'autres ou l'air des for&#234;ts ou les villes de cure comme le Mont-Dore, Aix-les-Bains, Cauterets ou la Bourboule. Certains m&#233;decins recommandaient les pays chauds, d'autres le climat chaud et humide des bas-pays mar&#233;cageux ou l'altitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers &#233;tablissements sp&#233;ciaux r&#233;serv&#233;s &#224; la cure d'air et au traitement des tuberculeux datent du milieu du 19e si&#232;cle. C'&#233;tait bien entendu, des &#233;tablissements priv&#233;s, donc payants, dont l'acc&#232;s &#233;tait de ce fait r&#233;serv&#233; aux classes moyennes et ais&#233;es. Mais le premier sanatorium gratuit a &#233;t&#233; fond&#233; en Allemagne le 15 ao&#251;t 1892, &#224; la suite des lois sociales de Bismark qui, le premier en Europe, a mis en place un syst&#232;me d'assurances contre la maladie (1883).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'existence d'un tel &#233;tablissement &#224; Ch&#226;teaubriant peut surprendre. En r&#233;alit&#233;, il est li&#233; &#224; la pr&#233;sence du Dr Bernou qui l'institua, &#224; la demande de ses malades fortun&#233;s, pour permettre de mieux suivre leur traitement qui s'&#233;tendait sur plusieurs ann&#233;es. Mais, comme dit le Dr Burnand, grand partisan des climats de montagne, &#034;l'air pur, le repos, l'alimentation saine, sont les facteurs les plus puissants de la gu&#233;rison et peuvent &#234;tre administr&#233;s partout&#034; (1).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_5&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La collapsoth&#233;rapie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Puis vinrent des m&#233;thodes chirurgicales, &#224; partir de la technique du &#034;pneumothorax&#034; dont le th&#233;oricien et le premier r&#233;alisateur a &#233;t&#233; Carlo FORLANINI en 1882, et que le Dr Bernou pratiqua largement aux Fougerays avant que les antibiotiques ne d&#233;tr&#244;nent cette m&#233;thode qui a assur&#233; le salut d'innombrables malades.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_6&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La phtisie : mal de l'&#226;me&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#034;Avec le romantisme, l'atteinte au poumon est consid&#233;r&#233;e comme une maladie de l'&#226;me. La mort des tuberculeux prend ainsi une dimension esth&#233;tique. C'est une mort magnifique&#034; (2) a-t-on pu dire &#224; une certaine &#233;poque. &#034;Les romantiques vieillissent mal, et sans doute les romantiques les plus authentiques sont-ils ceux qui ne vieillissent pas. La solution est de mourir jeune. La tuberculose, la consomption, maladie romantique par excellence, propose une issue radicale ; le po&#232;te jette son cri, et la maladie m&#234;me atteste que l'existence, en sa banalit&#233;, a quelque chose d'insupportable&#034; (G. Gusdorf, dans &#034;L'homme romantique&#034;) (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La phtisie a toujours fascin&#233; les auteurs romantiques. Elle est en toile de fond dans &#034;Le lys dans la vall&#233;e&#034; de Balzac et au c&#339;ur des &#034;M&#233;ditations&#034; ou de &#034;Rapha&#235;l&#034; de Lamartine : une mort qui ne respecte ni la beaut&#233;, ni la noble &#233;l&#233;vation des sentiments les plus purs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#034;La dame aux cam&#233;lias&#034; d'Alexandre Dumas Fils, la mort n'est pas le sacrifice de l'innocence, m&#234;me si elle est encore le massacre de la beaut&#233;. La mort de Marguerite, due &#224; la phtisie, a une dimension miraculeuse : elle r&#233;concilie la beaut&#233; et la puret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la plupart des romans, l'on s'attendrit sur le triste sort de ceux qui, jeunes, riches, beaux et bien n&#233;s, sont priv&#233;s par la maladie de tous les bienfaits dont une heureuse naissance les avait largement dot&#233;s ou qu'ils avaient acquis par une r&#233;ussite exemplaire. Avec Victor Hugo, par contre, les h&#233;ros ou h&#233;ro&#239;nes ne sont pas tous issus d'un milieu social &#233;lev&#233;. La Fantine des &#034;Mis&#233;rables&#034; se meurt, victime de la faim, du froid, de l'isolement, de l'abandon, du d&#233;nuement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s Victor Hugo, la litt&#233;rature populaire s'est peupl&#233;e de Fantines, accabl&#233;es par une soci&#233;t&#233; impitoyable, un sort injuste. Avec &#034;Corps et Ames&#034; de Maxence Van Der Meersch, la tuberculose est pr&#233;sente dans tous les milieux sociaux, cause et cons&#233;quence de toutes les d&#233;pravations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La maladie est aussi cause de sanctification comme dans &#034;Les m&#233;moires d'une religieuse&#034; (1868). Mais Fran&#231;ois Mauriac dans &#034;Le baiser au l&#233;preux&#034; rejette cette valorisation du mal et affirme la n&#233;cessit&#233; de reconna&#238;tre la dignit&#233; de l'homme dans le malade le plus lamentable. Quant &#224; Octave Mirbeau dans &#034;Le journal d'une femme de chambre&#034; il d&#233;nonce certaines formes d'hypocrisie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A d&#233;faut de pouvoir &#234;tre gu&#233;rie par la m&#233;decine de l'&#233;poque, la &#034;phtisie&#034; a inspir&#233; beaucoup d'&#339;uvres de fiction, inscrivant dans les esprits la peur de la maladie, la crainte de Dieu et le respect des conventions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_7&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Tuberculose : br&#232;ves indications anatomiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans &#034;la sant&#233; de l'homme&#034; publi&#233; en 1946 par le Minist&#232;re fran&#231;ais de la Sant&#233; Publique, on lit ceci : &#034;Il n'y a pas de rem&#232;de curatif sp&#233;cifique de la tuberculose. Drogues, m&#233;dicaments et piq&#251;res peuvent avoir leur int&#233;r&#234;t, certes, mais n'ont qu'une importance secondaire. L'essentiel pour bien gu&#233;rir, c'est de fortifier le terrain par le repos, la cure d'air, l'alimentation rationnelle : telle la triade des ressources offertes par le sanatorium. Enfin, dans l'&#233;tat actuel de nos connaissances, le pneumothorax artificiel et la chirurgie thoracique repr&#233;sentent des moyens de grande valeur entre les mains de praticiens exp&#233;riment&#233;s&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont ces m&#233;thodes que nous voudrions d&#233;crire, en expliquant le travail des Castelbriantais comme les docteurs Andr&#233; BERNOU, Henri FRUCHAUD, Jean TRICOIRE et Lucienne MARECAUX.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cavit&#233; thoracique forme une loge enti&#232;rement close car si son squelette (la cage thoracique) est &#224; claire-voie, les espaces qui s&#233;parent les c&#244;tes sont remplis et recouverts par diff&#233;rents muscles. En bas, cette loge est ferm&#233;e par le diaphragme. L'air ne peut donc p&#233;n&#233;trer dans les poumons que par les voies respiratoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les poumons occupent la plus grande partie de la cavit&#233; thoracique, ne laissant de place entre eux que pour le &#034;m&#233;diastin&#034; o&#249; se trouvent le c&#339;ur, l'aorte, les veines caves et l'&#339;sophage. Le poumon droit est plus volumineux que le gauche, puisque celui-ci pr&#233;sente une d&#233;pression o&#249; se loge le c&#339;ur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bronches : la trach&#233;e art&#232;re se subdivise en deux grosses bronches. Chacune d'elles, apr&#232;s avoir p&#233;n&#233;tr&#233; dans le poumon, se subdivise encore, comme une branche d'arbre, en bronches de plus en plus fines, puis se termine en &#034;bronchioles&#034; qui aboutissent &#224; de minuscules cavit&#233;s arrondies appel&#233;es &#034;alv&#233;oles pulmonaires&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pl&#232;vre c'est comme un &#034;sac&#034; &#224; double feuillet. L'un des feuillets adh&#232;re &#224; la paroi thoracique, l'autre est soud&#233; au poumon. Entre les deux feuillets de la pl&#232;vre se trouve le liquide pleural qui permet au poumon de glisser sur la paroi, lors de la respiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le diaphragme est un muscle bomb&#233; vers le haut, qui s&#233;pare le thorax de l'abdomen. Il est mis en mouvement par deux nerfs phr&#233;niques. A chaque inspiration il s'aplatit, tirant le poumon vers le bas et refoulant les intestins, ce qui fait gonfler l'abdomen.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_8&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La cr&#233;ation des cavernes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une personne a &#233;t&#233; contamin&#233;e par le bacille de Kock, deux &#233;volutions sont possibles : ou bien les bacilles tuberculeux sont en tr&#232;s grand nombre et d&#233;bordent les d&#233;fenses de l'organisme. C'est alors une tuberculose g&#233;n&#233;ralis&#233;e et le malade meurt rapidement. Ce type de tuberculose est rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou bien, autre possibilit&#233;, les globules blancs (leucocytes) forment autour du foyer tuberculeux une barri&#232;re que les bacilles de Kock ne peuvent franchir. Il se constitue alors un &#034;tubercule&#034; de taille variable au centre duquel se trouvent les bacilles, emprisonn&#233;s, mais vivants. C'est alors une lutte permanente entre l'organisme et les bacilles de Kock bien vivants &#224; l'int&#233;rieur d'une prison dont la solidit&#233; des murs d&#233;pend du bon &#233;tat g&#233;n&#233;ral de l'individu et surtout de sa r&#233;sistance personnelle &#224; la tuberculose.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_57 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://chateaubriant.org/IMG/jpg/cavernes.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH327/cavernes-d1d2b.jpg?1744946164' width='500' height='327' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Cavernes
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le personnel des Fougerays s'est souvenu longtemps du cas d'Emile LETORT, ce Castelbriantais qui est rentr&#233; de d&#233;portation avec une tuberculose au dernier degr&#233;, touchant les deux poumons. Il &#233;tait en si mauvais &#233;tat que nul ne lui donnait plus de huit jours &#224; vivre. &#034;Je n'ai pas l'habitude de ressusciter les morts&#034; lui a m&#234;me dit le Dr BERNOU. Eh bien, en six mois, sans d'autres soins que le repos et une bonne alimentation, Emile Letort &#233;tait tir&#233; de son mauvais pas. Preuve qu'il avait une bonne r&#233;sistance personnelle &#224; la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1940-1950 et c'est sans doute vrai encore maintenant, tout le monde &#233;tait plus ou moins contamin&#233; par le bacille de Kock. Il suffit alors d'un terrain favorable et d'un affaiblissement de l'organisme (fatigue, soucis, surmenage, mauvaise alimentation) pour que les bacilles se d&#233;veloppent &#224; l'int&#233;rieur du tubercule dont la substance s'amollit jusqu'&#224; prendre la consistance d'un fromage trop fait (on dit alors que le tubercule s'est cas&#233;ifi&#233;). La paroi du tubercule c&#232;de bient&#244;t et un liquide &#233;pais s'&#233;coule. Ce pus tuberculeux est &#233;vacu&#233; par la bronche dont il d&#233;pend, dite &#034;bronche de drainage&#034;. De l&#224;, le cas&#233;um (pus tuberculeux) peut, soit &#234;tre &#233;vacu&#233; par les crachats, soit p&#233;n&#233;trer dans d'autres bronches pour contaminer un nouvel endroit du poumon. Parfois un vaisseau sanguin est atteint et le malade crache le sang. Petit &#224; petit, le tissu pulmonaire dispara&#238;t, &#034;mang&#233;&#034; par les cavernes qui succ&#232;dent aux tubercules, et les substances cireuses du bacille de Kock se r&#233;pandent dans le sang, intoxiquant le malade.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_9&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Cicatriser les cavernes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A chaque mouvement respiratoire, les parois des cavernes sont &#233;tir&#233;es. La cicatrisation est difficile dans ces conditions. Il faut donc mettre le poumon au repos. C'est ce qu'on appelle la &#034;collapsoth&#233;rapie&#034; (collapsus veut dire affaissement).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier qui a &#233;voqu&#233; cette technique est le fran&#231;ais Edmond-Claude BOURRU en 1770, mais le premier th&#233;oricien de cette technique est Carlo FORLANINI en 1882 (l'ann&#233;e m&#234;me o&#249; KOCK isole le bacille de la tuberculose). Son travail est accueilli par l'ironie, mais il pers&#233;v&#232;re et publie ses premiers r&#233;sultats de gu&#233;rison en 1894 et surtout en 1912, au VIIe Congr&#232;s International de la Tuberculose &#224; Rome. Il a la chance, dira le professeur Etienne BERNARD &#034;d'avoir pu donner l'envol de son initiative &#224; l'heure m&#234;me o&#249; R&#246;ntgen d&#233;couvrait les rayons qui permirent de voir sous l'&#233;cran le poumon collab&#233; par le pneumothorax&#034;. C'est en effet en 1895 que R&#246;ntgen d&#233;couvrit les Rayons X qui permirent l'apparition des radios.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_10&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Pneumothorax&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La &#034;collapsoth&#233;rapie&#034; avait pour but de permettre au poumon de se r&#233;tracter, ce qu'il peut faire de lui-m&#234;me en raison de son &#233;lasticit&#233; : les parois des cavernes peuvent alors s'accoler et se cicatriser plus facilement ... pour peu que l'organisme du malade se d&#233;fende de son c&#244;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux m&#233;thodes principales ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;es : le pneumothorax et l'ol&#233;othorax. Quand la caverne se trouvait &#224; la base du poumon, ce qui &#233;tait plus rare, on pratiquait un &#034;pneumop&#233;ritoine&#034; en insufflant de l'air sous le diaphragme apr&#232;s avoir paralys&#233; (ou non) le nerf phr&#233;nique. Le diaphragme se soulevait alors, du fait du pouvoir de r&#233;traction du poumon, ce qui permettait la fermeture de la caverne. Enfin, quand ces m&#233;thodes n'&#233;taient pas efficaces ou &#233;taient impossibles, on pratiquait une &#034;thoracoplastie&#034; voire un &#034;sp&#233;l&#233;otomie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_11&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le pneumothorax&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour provoquer l'affaissement du poumon et obliger les cavernes &#224; se fermer, on pratiquait des pneumothorax, c'est-&#224;-dire qu'on insufflait de l'air entre les deux feuillets de la l&#232;vre. &#034;C'&#233;tait une op&#233;ration tr&#232;s d&#233;licate, explique le Dr Tricoire. Nous utilisions un trocart sp&#233;cial (une aiguille avec une pointe mousse) que l'on piquait entre les c&#244;tes. On sentait d'abord la r&#233;sistance des muscles, puis celle de la pl&#232;vre, analogue &#224; la r&#233;sistance d'un plastique mince. Il fallait percer le premier feuillet de la pl&#232;vre, sans toucher l'autre ... qui lui est pourtant pratiquement coll&#233;, et en sachant que chaque feuillet de la pl&#232;vre n'est gu&#232;re plus &#233;pais que du papier de cigarette&#034;. On insufflait alors la quantit&#233; d'air suffisante pour que le poumon se r&#233;tracte et on contr&#244;lait le pneumothorax &#224; la radio. Il y avait l&#224; tout un calcul de &#034;pression&#034; de l'air &#224; faire, ce &#224; quoi &#233;tait apte le Dr Bernou qui, lui, &#233;tait un scientifique, &#224; la diff&#233;rence de la quasi-totalit&#233; des m&#233;decins de l'&#233;poque qui avaient fait un baccalaur&#233;at &#034;philo&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de 8 &#224; 15 jours, il fallait r&#233;insuffler de nouveau, et cela durait pendant 4 ans en moyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette technique a &#233;t&#233; utilis&#233;e jusque vers 1950-1955, c'est-&#224;-dire jusqu'&#224; l'arriv&#233;e des antibiotiques, et lorsque ces derniers ne suffisaient pas &#224; eux seuls.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des complications du pneumothorax venait des &#034;adh&#233;rences&#034; : le feuillet interne de la pl&#232;vre restait fix&#233; par endroits avec le feuillet externe. Cela se voyait tr&#232;s bien &#224; la radio. Il fallait alors &#034;couper les brides&#034; par &#034;galvanocaut&#233;risation&#034; &#224; l'aide d'un appareil, introduit dans la pl&#232;vre et &#034;chauff&#233; au rouge sombre&#034;. C'&#233;tait n&#233;cessaire pour &#233;viter toute h&#233;morragie. Cependant, il arrivait que les &#034;brides&#034; soient impossibles &#224; couper. Il fallait alors utiliser une autre m&#233;thode que le pneumothorax.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_12&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;L'Ol&#233;othorax&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une m&#233;thode, invent&#233;e par le Dr Bernou, et destin&#233;e &#224; remplacer les pneumothorax dans certains cas.&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re communication du Dr Bernou sur l'ol&#233;othorax a &#233;t&#233; faite &#224; l'Acad&#233;mie de M&#233;decine de Paris le 25 avril 1922. Il s'agissait de &#034;lutter contre les insuffisances ou les complications du pneumothorax artificiel. Il &#233;tait l&#233;gitime, &#224; cette &#233;poque, de tenter l'impossible pour soulager, parfois gu&#233;rir nos malades lorsque le pneumothorax avait montr&#233; son insuffisance&#034; &#233;crit le Dr Bernou dans la &#034;Gazette m&#233;dicale de France&#034; du 15 d&#233;cembre 1936.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a eu l'id&#233;e, alors, d'injecter entre les deux feuillets de la pl&#232;vre de l'huile d'olive gom&#233;nol&#233;e (ne pas oublier que le Dr Bernou &#233;tait aussi pharmacien et connaissait les propri&#233;t&#233;s de nombreux produits). Ce fut pendant quelques ann&#233;es le traitement de choix des pleur&#233;sies purulentes, mais, rapidement, surtout avec les progr&#232;s de la chirurgie thoracique, et les perfectionnements apport&#233;s aux m&#233;thodes de lavage de pl&#232;vres, il reconnut les limites de cette technique, ne l'utilisant que pour les malades supportant mal les insufflations d'air et les lavages de pl&#232;vre. La plupart du temps, l'ol&#233;othorax avait un r&#244;le de d&#233;sinfection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres m&#233;decins, &#224; la suite des indications de Bernou, ont utilis&#233; de l'huile de paraffine &#224; la place d'huile gom&#233;nol&#233;e. Mais elle a le gros inconv&#233;nient d'&#233;paissir la pl&#232;vre et de limiter la r&#233;expansion ult&#233;rieure des poumons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, d'autres essais ont &#233;t&#233; tent&#233;s : le plombage par exemple, qui consistait &#224; introduire entre la pl&#232;vre et les muscles intercostaux, des boules de &#034;lucite&#034; (mati&#232;re synth&#233;tique). L'apicolyse (d&#233;collement des deux pl&#232;vres avec la main) a &#233;t&#233; essay&#233;e aussi. Mais ces deux m&#233;thodes, sans grand succ&#232;s et surtout trop riches en complications, n'ont pas &#233;t&#233; pratiqu&#233;es aux Fougerays.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_53 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;24&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://chateaubriant.org/IMG/jpg/ecarteur_de_fruchaud.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH679/ecarteur_de_fruchaud-12051.jpg?1744946164' width='500' height='679' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;L'&#233;carteur de Fruchaud
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Photo : L'&#233;carteur automatique du Docteur Fruchaud (pour &#233;carter l'omoplate du malade), outil fabriqu&#233; par Ars&#232;ne LOUIS Serrurier et feronnier d'art &#224; Ch&#226;teaubriant. (document extrait du livre du Docteur Bernou sur les pleur&#233;sies purulentes tuberculeuses)&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_13&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La thoracoplastie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La thoracoplastie &#233;tait une op&#233;ration chirurgicale pratiqu&#233;e lorsque le pneumothorax &#233;chouait ou &#233;tait impossible. Elle requ&#233;rait, pour bien faire, un chirurgien et un m&#233;decin (c'&#233;tait le cas aux Fougerays et &#224; l'h&#244;pital de Ch&#226;teaubriant, mais pas toujours ailleurs, loin de l&#224; !).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant la guerre, le chirurgien &#233;tait M. Henri FRUCHAUD d'Angers, ancien m&#233;decin militaire. Ch&#226;teaubriant &#224; l'&#233;poque n'avait pas de chirurgien : M. Fruchaud venait d'Angers &#224; chaque fois qu'il y avait une op&#233;ration &#224; faire. (M. Fruchaud disparut un jour de France pendant la derni&#232;re guerre. Ce n'est que par la suite qu'on apprit qu'il &#233;tait all&#233; rejoindre le G&#233;n&#233;ral De Gaulle. M. Fruchaud a poursuivi sa carri&#232;re apr&#232;s la guerre dans les pays du Moyen Orient o&#249; il a fini comme M&#233;decin Directeur &#224; Alep en Syrie. Mais il a d&#251; quitter le Moyen Orient, a trouv&#233; un poste &#224; Poitiers o&#249; il est d&#233;c&#233;d&#233; deux ans plus tard).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Fruchaud a &#233;t&#233; remplac&#233; par le Dr GOYER d'Angers et, en plus, par Mlle Lucienne MARECAUX, la seule femme en France titulaire d'un dipl&#244;me de chirurgie thoracique, venue s'installer &#224; Ch&#226;teaubriant pour travailler avec le Dr Bernou dont elle avait entendu parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de l'op&#233;ration, le m&#233;decin phtisiologue, le Dr Bernou, entour&#233; d'au moins un assistant (dont le Dr Jean TRICOIRE, de Ch&#226;teaubriant), indiquait au chirurgien ce qu'il devait faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La technique de l'op&#233;ration est assez simple &#224; expliquer : on coupe des portions de c&#244;tes, apr&#232;s les avoir gratt&#233;es de fa&#231;on &#224; conserver le &#034;p&#233;rioste&#034; qui permet &#224; l'os de se reformer tout seul par la suite. Priv&#233;e d'une partie de son &#034;armature&#034; (les c&#244;tes), la paroi thoracique s'effondre sur le poumon qui se r&#233;tracte de lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_81 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH563/pleura-thoracectomie-264e5.jpg?1744946164' width='500' height='563' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Pleuro-thoracectomie
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Image : pleuro-thorasectomie dans la r&#233;gion axillaire. (document extrait du livre &#034;Les pleur&#233;sies purulentes tuberculeuses&#034; de MM. Bernou, Fruchaud et d'Hour - 1939 Ed. Doin page 195)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pratique, la thoracoplastie n'&#233;tait pas facile &#224; faire : il fallait d&#233;placer l'omoplate de bas en haut, gr&#226;ce &#224; un &#233;carteur automatique, con&#231;u par M. Fruchaud et fabriqu&#233; &#224; Ch&#226;teaubriant par M. Ars&#232;ne LOUIS, serrurier et ferronnier d'art.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait ensuite &#233;carter les muscles en en coupant le moins possible, atteindre ainsi les c&#244;tes, gratter les c&#244;tes avec une &#034;rugine&#034; sp&#233;ciale dont une extr&#233;mit&#233; &#233;tait coud&#233;e &#224; angle droit sur 3 ou 4 mm : une &#034;rugine&#034; assez longue pour racler le bord des c&#244;tes et les lib&#233;rer, mais pas assez longue pour blesser la pl&#232;vre. Une seconde rugine permettait de lib&#233;rer la face profonde de la pl&#232;vre. Tout d&#233;pendait de l'adresse du chirurgien (Mlle Mar&#233;caux &#233;tait tr&#232;s experte).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des probl&#232;mes essentiels des thoracoplasties : les risques d'infection. Le m&#233;decin et le chirurgien prenaient des pr&#233;cautions consid&#233;rables pour &#233;viter tout danger.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_14&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;De l'alcool dans le nerf phr&#233;nique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;A signaler que le Dr Bernou a &#233;t&#233; le premier au monde &#224; faire pratiquer des thoracoplasties partielles et sans couper le nerf phr&#233;nique. Cette m&#233;thode s'imposera partout ensuite. De m&#234;me, plus tard, le Dr Bernou mettra au point des techniques d'alcoolisation du nerf phr&#233;nique, c'est-&#224;-dire du nerf qui fait bouger le diaphragme : &#034;le nerf phr&#233;nique est un nerf de 2 mm de diam&#232;tre. Pour gu&#233;rir un poumon atteint de cavernes &#224; la base, il fallait soit couper, soit bloquer le nerf phr&#233;nique. Pour le bloquer, on infiltrait de l'alcool dans le nerf, &#224; la base du cou. Mais il fallait bien calculer le dosage, explique le Dr Tricoire, car trop d'alcool tuait le nerf, et si le dosage &#233;tait trop faible, le nerf n'&#233;tait pas bloqu&#233; assez longtemps&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La thoracoplastie, r&#233;put&#233;e mutilante, n'avait pas toujours la faveur des malades. Pourtant les r&#233;sultats &#233;taient satisfaisants. Mais c'&#233;tait des op&#233;rations de longue dur&#233;e, qui se faisaient en plusieurs fois, &#224; trois semaines d'intervalle, dans les moments o&#249; les malades n'avaient pas de fi&#232;vre. Les premiers antibiotiques ont apport&#233; une aide importante, surtout pour pr&#233;parer l'intervention et en &#233;viter l'&#233;chec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, la thoracoplastie a &#233;t&#233; abandonn&#233;e apr&#232;s la d&#233;couverte de nouveaux antibiotiques assez puissants pour gu&#233;rir la tuberculose et faire se fermer les cavernes sans qu'il soit besoin ni de pneumothorax, ni de thoracoplastie. Progressivement, &#224; partir de 1966, il ne s'est plus pratiqu&#233;e que 3 ou 4 &#034;thoraco&#034; par an, au lieu d'une quinzaine par semaine comme pr&#233;c&#233;demment (la moiti&#233; aux Fougerays, la moiti&#233; &#224; l'h&#244;pital de Ch&#226;teaubriant).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_58 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L238xH400/bernou-tricoire_1957-2-73522.jpg?1744946164' width='238' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Andr&#233; Bernou - Jean Tricoire
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le chirurgien, Mlle MARECAUX, vit la fin totale des thoracoplasties. Le Dr Bernou, lui, venait de prendre sa retraite et n'a pas connu la disparition d'une technique op&#233;ratoire qu'il avait tant fait pratiquer. Les derniers malades du Dr Bernou ont &#233;t&#233; gu&#233;ris par les antibiotiques dont le Dr Tricoire avait ramen&#233; les premiers &#233;chantillons du Congr&#232;s de Vienne en 1965. Depuis, la tuberculose s'est rar&#233;fi&#233;e, mais existe toujours, gu&#233;rissant moyennant un traitement par antibiotiques qui soit judicieusement conduit et sans aucune interruption sur une p&#233;riode prolong&#233;e (9 &#224; 12 mois). Les tuberculoses les plus difficiles &#224; gu&#233;rir actuellement &#233;tant celles des alcooliques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_15&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Pleur&#233;sies purulentes tuberculeuses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pleur&#233;sie est une maladie due &#224; la pr&#233;sence de pus entre les deux feuillets de la pl&#232;vre. On parle alors de &#034;pleur&#233;sie purulente&#034; ou de &#034;pyothorax&#034;. Les unes n'&#233;taient pas tuberculeuses, on les gu&#233;rissait alors avec des aspirations du pus et des lavages de pl&#232;vres. Cela demandait peu de temps. Les premiers lavages de pl&#232;vres datent ... d'Hippocrate, cinq si&#232;cles avant J.C., qui utilisait du vin ou de l'huile ti&#233;die.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cas le plus grave &#233;tait celui des pyothorax tuberculeux qui, non trait&#233;s, &#233;taient mortels &#224; 100 %. Dans ce cas, il fallait placer un drain, de fa&#231;on permanente entre deux c&#244;tes, pour aspirer le pus. A la clinique des Fougerays, le Dr Bernou, sp&#233;cialis&#233; dans le traitement des pleur&#233;sies purulentes tuberculeuses, utilisait deux types d'aspiration.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_16&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Des malades branch&#233;s sur une pompe &#224; v&#233;lo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;S'il n'y avait pas perforation du poumon, le malade &#233;tait muni d'un dispositif &#034;simplifi&#233;&#034; avec un drain dans la pl&#232;vre, un bocal r&#233;cepteur de liquide, un manom&#232;tre &#224; mercure et ... une pompe &#224; bicyclette dont le personnel des Fougerays inversait la valve. Le menuisier, Jean BIGOT, de Ch&#226;teaubriant, avait m&#234;me fabriqu&#233; une boite pour transporter le tout, et permettre &#224; ces malades de se d&#233;placer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les cas les plus graves (perforation du poumon) il fallait une aspiration plus importante et le malade &#233;tait &#034;branch&#233;&#034; sur une &#034;trompe &#224; eau&#034; reli&#233;e au lavabo (plus tard ce sera un aspirateur &#233;lectrique). Ces appareils d'aspiration &#233;taient entretenus par des ouvriers qualifi&#233;s de Ch&#226;teaubriant. Par exemple, un employ&#233; de chez LENEVEU travaillait en permanence aux Fougerays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, dans les cas tr&#232;s graves, (perforation permanente du poumon), l'aspiration devait &#234;tre combin&#233;e avec une thoracoplastie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le malade &#233;tait gu&#233;ri quand les deux feuillets de la pl&#232;vre se recollaient compl&#232;tement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et quand &#231;a ne se recollait pas ? Le Dr Bernou faisait une &#034;pleurectomie&#034; pour vider la poche o&#249; il restait du pus (dans la pl&#232;vre).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_17&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La pleurectomie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il fallait couper les c&#244;tes correspondant &#224; la hauteur de la poche et ouvrir les chairs comme on ouvre un coffre-fort. Cela faisait parfois des ouvertures de 20 ou 30 centim&#232;tres. Ensuite, on bourrait la poche avec des compresses st&#233;riles et on faisait un pansement externe mais ... on ne recousait surtout pas ! Car il fallait r&#233;guli&#232;rement nettoyer l'int&#233;rieur de la plaie et caut&#233;riser tous les petits trous des bronchioles avec des crayons de nitrate d'argent dont on enfon&#231;ait la pointe dans les trous ... &#224; condition de trouver tous les trous !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mieux voir les &#034;trous&#034; dans le poumon, le Dr Bernou mettait du savon liquide sur la paroi de la poche pleurale et faisait &#034;pousser&#034; le malade. &#199;a faisait des bulles &#224; l'endroit qu'il fallait encore caut&#233;riser au nitrate d'argent pour &#233;viter que l'infection n'y trouve refuge. La pleurectomie pouvait ainsi durer plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_18&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;La sp&#233;l&#233;otomie : &#224; la d&#233;couverte des cavernes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En dernier recours, quand le pneumothorax, l'ol&#233;othorax et la thoracoplastie se r&#233;v&#233;laient incapables de cicatriser les cavernes du poumon, le Dr Bernou pratiquait une m&#233;thode nouvelle qu'il avait appel&#233;e la &#034;sp&#233;l&#233;otomie&#034; : il partait &#224; la recherche des cavernes et les cicatrisait, une &#224; une, toujours avec du nitrate d'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;D'abord, il fallait trouver la caverne, &#224; la radio et par des savants calculs de localisation, de profondeur, etc. on arrivait toujours &#224; tomber juste, dit le Dr Tricoire, puis on ouvrait cette caverne aplatie, au thermocaut&#232;re, en br&#251;lant pour se frayer une ouverture. Puis, il fallait d&#233;truire les bacilles de Kock qui s'y &#233;taient r&#233;fugi&#233;s. Cela pouvait durer longtemps, de un &#224; trois ans, avec des soins continus, jusqu'&#224; ce que les B.K. aient disparu. Et ils avaient la vie dure ! C'est sur les bronches de drainage de la caverne qu'ils tenaient le plus longtemps : on caut&#233;risait tous les 8 jours au nitrate d'argent&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_19&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Une bricoloth&#233;rapie salvatrice&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Toutes les m&#233;thodes utilis&#233;es aux Fougerays, comme ailleurs, n'avaient qu'un seul but : soulager et gu&#233;rir le malade. La thoracoplastie, &#034;chirurgie de terreur&#034; comme on disait au d&#233;but, donnait d'excellents r&#233;sultats, m&#234;me sur des cas tr&#232;s graves. Le Dr Bernou cite un r&#233;sultat sur 91 malades dont la moiti&#233; avaient une pleur&#233;sie tuberculeuse depuis plus de 2 ans : 43 % &#233;taient gu&#233;ris, 28.5 % en bonne voie et il n'y avait ... que 28.5 % de d&#233;c&#232;s, &#034;chiffre relativement peu important si l'on tient compte de la gravit&#233; du plus grand nombre des cas que nous avons entrepris et en particulier de l'anciennet&#233; de ces pyothorax&#034; dit Bernou. Il faut se rappeler en effet que, non trait&#233;e, une pleur&#233;sie tuberculeuse &#233;tait mortelle &#224; 100 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de m&#233;decins, de France et de l'Europe enti&#232;re, venaient voir le Dr Bernou et apprendre ses techniques &#034;mais c'&#233;taient des techniques difficilement exportables. Il fallait le &#034;coup de main&#034; et surtout la passion du m&#233;decin, une grande assiduit&#233; aupr&#232;s des malades qu'il fallait suivre de tr&#232;s pr&#232;s pendant des ann&#233;es ; il fallait une constante disponibilit&#233; des m&#233;decins et beaucoup s'y refusaient&#034; dit le Dr Tricoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heureusement que vinrent les antibiotiques qui mirent fin &#224; ce qu'un m&#233;decin qualifiait un jour, avec quelques m&#233;pris, de &#034;bricoloth&#233;rapie&#034;. Bricoloth&#233;rapie, peut-&#234;tre, mais qui a sauv&#233; la vie &#224; de nombreux malades r&#233;put&#233;s incurables par les confr&#232;res du Dr Bernou. On dit que celui-ci r&#233;ussissait &#224; sauver 80 % des incurables des autres. Beau succ&#232;s, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant et si bien qu'on accourait aux Fougerays, de France, de l'&#233;tranger, et jusque d'Afrique du Nord. Nombre de personnages c&#233;l&#232;bres ont &#233;t&#233; trait&#233;s aux Fougerays (souvent le premier &#233;tage leur &#233;tait r&#233;serv&#233;), et m&#234;me des chirurgiens parisiens ... alors que les sp&#233;cialistes nantais d'alors feignaient d'ignorer l'existence m&#234;me du Dr Bernou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#034;malheur&#034; du Dr Bernou est d'avoir mis au point des techniques chirurgicales que l'Histoire oubliera parce qu'elles sont devenues caduques depuis la d&#233;couverte d'antibiotiques assez forts. Le nom du Dr Bernou ne restera pas dans l'histoire, mais il est grav&#233; dans la chair des malades &#224; qui il a sauv&#233; la vie. N'est ce pas l'essentiel de la vocation d'un m&#233;decin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A propos de la thoracoplastie, le livre de P. Guillaume &#034;les tuberculeux aux 19e et 20e si&#232;cles&#034; raconte : &#034;Il y a une certaine d&#233;formation du thorax. M&#234;me lorsqu'elle est importante et tr&#232;s marqu&#233;e, il est rare qu'elle se remarque sur l'individu v&#234;tu. Le thorax est priv&#233; d'une partie, parfois consid&#233;rable, de sa charpente osseuse et on pourrait craindre qu'il demeure mou et peu r&#233;sistants aux chocs ext&#233;rieurs. Il n'en est rien cependant : le p&#233;rioste des c&#244;tes qui n'ont pas &#233;t&#233; enlev&#233;es am&#232;ne assez vite une r&#233;ossification partielle&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;BERNOU lui-m&#234;me reconna&#238;t : &#034;les larges pleuro-thoracectomies, que nous ne pratiquons plus maintenant, peuvent laisser sur la paroi thoracique des traces &#233;normes : d&#233;pressions, enfoncements consid&#233;rables, larges cicatrices cutan&#233;es &#233;toil&#233;es, sous lesquelles la main trouve directement le poumon r&#233;tract&#233; mais encore mobile, quelques fois des plaies suppurantes et persistantes&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, m&#234;me tr&#232;s mutilante, la thoracoplastie a repr&#233;sent&#233; la derni&#232;re chance de survie des tuberculeux, victimes de ce mal cruel face auquel les m&#233;decins ont &#233;t&#233; impuissants pendant pr&#232;s de 20 si&#232;cles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; BERNOU, Homme politique Buste du Dr Bernou, par Jean Fr&#233;our&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONSEILLER MUNICIPAL, le Dr Bernou sera &#233;lu pour la premi&#232;re fois en 1929, puis &#034;d&#233;missionn&#233;&#034; en 1942 sous l'Occupation allemande par le Pr&#233;fet de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s la Lib&#233;ration de la Ville de Ch&#226;teaubriant, (le 6 ao&#251;t 1944) il est nomm&#233; Conseiller Municipal provisoire par arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 11 ao&#251;t 1944 au sein de la Commission qui comprend MM. Paul HUARD, Jean LE GOUHIR, Charles BESNARD (p&#232;re), Jean LAHUPPE et Charles GOUPIL. En fait, il ne s'agit pas vraiment d'un Conseil Municipal, mais plut&#244;t d'une Commission Municipale, nomm&#233;e par M. JACQUIER (de son vrai nom Michel ... DEBRE), pour administrer la ville au lendemain de la Lib&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Dr Bernou fait ensuite partie du Conseil Municipal de 23 membres, nomm&#233; le 5 d&#233;cembre 1944 (il n'y eut pas d'&#233;lections &#224; cette &#233;poque puisque les prisonniers de guerre n'&#233;taient pas rentr&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux &#233;lections du 29 avril 1945, c'est le Dr Bernou qui eut le plus de voix : 3065 suffrages. Il restera conseiller jusqu'en 1947.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONSEILLER GENERAL. C'est en octobre 1937 qu'Andr&#233; BERNOU, radical comme Ernest BREANT, sera &#233;lu pour la premi&#232;re fois. Relev&#233; de ses fonctions sous l'Occupation, il ne se repr&#233;sentera jamais, trop absorb&#233; par ses recherches scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout ce que proposait BERNOU, Conseiller G&#233;n&#233;ral, en mati&#232;re d'action sanitaire et sociale, &#233;tait refus&#233; par la majorit&#233; des paysans, comtes et marquis ...&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_20&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Jean TRICOIRE, Lucienne MARECAUX et les autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;DOCTEUR Jean TRICOIRE (qui habitait Ch&#226;teaubriant) a &#233;t&#233; assistant du Dr Bernou depuis 1947-48, puis a &#233;t&#233; responsable du service de Tuberculose &#224; l'h&#244;pital de Ch&#226;teaubriant &#224; partir de 1956. Le Dr Tricoire est laur&#233;at de l'Acad&#233;mie Nationale de M&#233;decine, membre de la Soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise de Tuberculose et des maladies respiratoires, membre de l'Association Fran&#231;aise d'Asthmologie et membre associ&#233; de la soci&#233;t&#233; Fran&#231;aise d'Allergie. Il a par ailleurs beaucoup &#339;uvr&#233; pour le Cercle Celtique de Ch&#226;teaubriant, notamment en collectant des danses du Pays de La M&#233;e&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DOCTEUR Lucienne MARECAUX a &#233;t&#233; le chirurgien des Fougerays &#224; partir de 1936-37, jusqu'&#224; la fin des thoracoplasties. Elle &#233;tait la seule femme en France titulaire d'un dipl&#244;me de chirurgie thoracique. voir plus loin .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler enfin la m&#233;moire des chirurgiens FRUCHAUD et GOYER, du Dr VIVANT qui fut le premier assistant de BERNOU et qui s'est occup&#233; du dispensaire de Ch&#226;teaubriant, de Mlle CANONNE qui fut m&#233;decin directeur des Fougerays du temps de BERNOU. Sans oublier le personnel m&#233;dical et hospitalier dont le d&#233;vouement, la gentillesse et la comp&#233;tence concouraient &#224; l'am&#233;lioration de la vie des malades.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_21&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;C'&#233;tait hier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il existe maintenant des m&#233;dicaments vraiment efficaces contre la tuberculose. Cela explique pourquoi on trouve moins, dans les livres scolaires, les explications de cette maladie et les moyens de la combattre. On y parle davantage du cancer et du SIDA. Voyons tout de m&#234;me ce que disaient les livres destin&#233;s aux enfants :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bacille de Kock&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le bacille de Kock est un b&#226;tonnet de 1 &#224; 4 microns de longueur sur 0.3 microns de diam&#232;tre. Il est envelopp&#233; d'une coque cireuse protectrice qui le met &#224; l'abri de beaucoup d'agents de destruction. Il est tr&#232;s r&#233;sistant au froid pouvant supporter moins 180&#176; pendant 8 jours. La temp&#233;rature de 70&#176; le tue en une demi-heure ; celle de 80&#176; en 5 minutes. La temp&#233;rature favorable &#224; sa culture est 37&#176;-38&#176;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il subsiste dans l'eau tr&#232;s longtemps : jusqu'&#224; 70 jours dans l'eau st&#233;rile et 150 jours dans l'eau de rivi&#232;re. La dessiccation le laisse vivant pendant plusieurs mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lumi&#232;re solaire, tr&#232;s destructrice pour ce microbe, le tue en deux heures ; les rayons ultraviolets en 10 minutes. Dans la poussi&#232;re des rues, souill&#233;es par les crachats des tuberculeux, le microbe, apr&#232;s dessiccation, subsiste encore une dizaine de jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La contagion&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le tuberculeux n'est contagieux qu'&#224; partir d'un certain stade appel&#233; &#034;tuberculose ouverte&#034;. La transmission des B.K. peut alors se faire de 2 fa&#231;ons :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la transmission directe se fait essentiellement par les gouttelettes de salive, parfois microscopiques, que projette le malade autour de lui en parlant, en &#233;ternuant ou en toussant. De l&#224; vient la r&#232;gle de politesse inculqu&#233;e aux enfants &#034;on met sa main devant sa bouche !&#034;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; la transmission indirecte s'op&#232;re, par exemple, par les crachats dess&#233;ch&#233;s m&#234;l&#233;s &#224; la poussi&#232;re des rues et des logements&lt;br class='autobr' /&gt;
On peut aussi incriminer les mouches et le lait de vaches tuberculeuses.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un crachoir de poche&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;viter la propagation de la maladie, il faut obtenir que le tuberculeux ne crache pas au hasard. Il est interdit de le faire dans tous les lieux publics (...). L'id&#233;al serait que tout tuberculeux eut la sagesse de porter sur lui un &#034;crachoir de poche&#034; : il en existe de bien des mod&#232;les, faciles &#224; laver et &#224; st&#233;riliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre mesure n&#233;cessaire serait la suppression du balayage &#224; sec des locaux et du brossage &#224; sec des v&#234;tements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tels sont les conseils pratiques que l'on donnait encore il y a quarante ans. Extraits du livre &#034;Sciences Naturelles, classe de Troisi&#232;me&#034; - par Georges BRESSE et Christian SCHLEGEL - Editions JB Bailli&#232;re - 1956 -&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est interdit de cracher par terre et de parler breton&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui n'a pas entendu parler de cette interdiction ?&lt;br class='autobr' /&gt;
On comprend mieux ce qu'elle a d'ignoble, lorsqu'on se souvient que &#034;cracher par terre&#034; c'&#233;tait prendre le risque de contaminer de nombreuses personnes et de les conduire &#224; la mort par tuberculose.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le parler breton &#233;tait-il donc comparable &#224; ce fl&#233;au ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_22&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Lucienne Mar&#233;caux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lucienne MARECAUX (les plus anciens disaient Maresco ou Marescu) &#233;tait un personnage &#224; Ch&#226;teaubriant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes, c'est-&#224;-dire dans ce cas la g&#233;n&#233;ration des moins de 40 ans, ont pu croiser une sorte d'Yvan Rebroff en jupons, avec manteau et toque de fourrure. Les plus anciens se souviendront certainement de la Traction grise qui faisait la navette entre le quartier de la Torche (o&#249; elle r&#233;sidait) et la Clinique des Fougerays, &#224; une vitesse sur laquelle les services de police ont toujours ferm&#233; les yeux. Plus tard ce furent des Citro&#235;n plus modestes du genre 3 CV, mais toujours des traction avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lucienne MARECAUX, qui est morte le 19 juillet 1990, juste apr&#232;s avoir f&#234;t&#233; ses 80 ans, &#233;tait surtout l'ex&#233;cuteur des hautes oeuvres du Docteur Bernou, entendez par l&#224; celle qui tranchait dans les chairs quand Andr&#233; Bernou avait tranch&#233; sur le cas pathologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour aider le Docteur Bernou, dont elle avait entendu parler, que Lucienne Mar&#233;caux, originaire de Douai, est venue &#224; Ch&#226;teaubriant. Seule femme en France &#224; &#234;tre titulaire d'un dipl&#244;me de chirurgie thoracique, elle r&#233;alisait les thoracoplasties sur les indications du docteur Bernou : il fallait gratter les c&#244;tes, de fa&#231;on &#224; conserver le p&#233;rioste qui permet &#224; l'os de se reformer tout seul par la suite, puis couper des portions de c&#244;tes. Alors, priv&#233;e de son armature (les c&#244;tes), la paroi thoracique du malade s'effondrait sur le poumon, ce qui permettait la gu&#233;rison des cavernes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_54 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L236xH348/lucienne_marecaux_1957-680e0.jpg?1744946164' width='236' height='348' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Lucienne Mar&#233;caux
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Photo : Lucienne MARECAUX vers 1957&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Couper les c&#244;tes : facile &#224; dire. Pas si facile &#224; faire. Il fallait d&#233;placer l'omoplate du malade, de bas en haut, gr&#226;ce &#224; un &#233;carteur &#224; cr&#233;maill&#232;re que fabriquait Ars&#232;ne LOUIS, ferronnier d'art et serrurier &#224; Ch&#226;teaubriant. Puis il fallait &#233;carter les muscles en en coupant le moins possible, atteindre ainsi les c&#244;tes, les gratter avec une &#034;rugine&#034; sans blesser la pl&#232;vre et enfin lib&#233;rer la face profonde de la pl&#232;vre. Longue op&#233;ration, fatigante et mutilante pour le malade, et qui exigeait de Mlle MARECAUX une force physique et une d&#233;pense nerveuse consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les thoracoplasties ont &#233;t&#233; progressivement abandonn&#233;es &#224; partir de 1965, quand les antibiotiques ont fait leur apparition &#224; Ch&#226;teaubriant). Le docteur Tricoire en avait ramen&#233; les premiers &#233;chantillons d'un congr&#232;s tenu &#224; Vienne. Pour Mlle MARECAUX ce fut la fin de ce &#224; quoi elle avait consacr&#233; sa vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Monsieur Jean</title>
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		<dc:date>2024-10-23T17:53:09Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>&lt;p&gt;Tiens dans mon petit bourg y'avait un mec en or&lt;br class='autobr' /&gt;
Un type silencieux qui &#233;tait plein d'id&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui derri&#232;re ses yeux bleus veillait &#224; un tr&#233;sor&lt;br class='autobr' /&gt;
La Libert&#233; m'sieurs-dames contre vents et mar&#233;es&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://chateaubriant.org/spip.php?rubrique12" rel="directory"&gt;Personnages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;MONSIEUR JEAN&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;MONSIEUR JEAN&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le &#034;Clown&#034; est parti trop vite&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Le &#034;Clown&#034; est parti trop vite&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Vie rime avec engagement&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_2'&gt;Vie rime avec engagement&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Message d'&#233;motion&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_3'&gt;Message d'&#233;motion&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Les chants choisis par Jean Gilois pour son incin&#233;ration&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_4'&gt;Les chants choisis par Jean&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Souvenirs rappel&#233;s le jour de l'incin&#233;ration,&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_5'&gt;Souvenirs rappel&#233;s le jour (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L329xH500/Jean-2ebbe7e6-9f0a0.jpg?1744885367' width='329' height='500' /&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;MONSIEUR JEAN&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tiens dans mon petit bourg y'avait un mec en or &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un type silencieux qui &#233;tait plein d'id&#233;es &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Qui derri&#232;re ses yeux bleus veillait &#224; un tr&#233;sor &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La Libert&#233; m'sieurs-dames contre vents et mar&#233;es &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sur la race des hommes il ne se trompait gu&#232;re &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et il analysait en deux temps trois mouvements&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Untel bien trop poli sous ses belles mani&#232;res&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour &#234;tre fr&#233;quentable honn&#234;te et de son camp&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mieux valait pour lui plaire lui montrer patte rouge&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et &#234;tre de son bord du c&#244;t&#233; des manants&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Car le bougre malin tirait sur tout c'qui bouge&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La bourse les profits les flics et les puissants&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le bonhomme n'&#233;tait pas d'un naturel avenant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mi-bourru mi-timide souvent d&#233;concertant&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pourtant c'&#233;tait un tendre sous ses allures aust&#232;res&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un tendre qui se battait pour que tourne la terre&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour que change le monde et pour que les petits&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Gardent la t&#234;te haute et gagnent mieux leur vie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et pour que les seigneurs les nantis les patrons&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Cessent de berner le peuple et de tourner en rond&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Le bonhomme n'&#233;tait pas un de ces va-t'en-guerre&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Qui confondent le verbe et la lutte sinc&#232;re&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Il observait jaugeait et pesait ses id&#233;es&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Avant que de tremper sa plume dans l'encrier&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et lorsqu'il &#233;crivait &#231;a d&#233;m&#233;nageait fort&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ca phosphorait d'partout et &#231;a faisait du tort&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Aux princes des villages qui l'prenaient pour p&#233;core&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mais qui de ses formules cisel&#233;es tremblent encore&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Voil&#195; c'est termin&#233; le bonhomme est parti&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Avec ses r&#234;ves doux avec ses utopies&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La justice pour tous et la d&#233;mocratie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Pour que dignes soient les hommes et que change la vie&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Monsieur Jean maintenant que vous &#234;tes ailleurs&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Cendres volant au vent et poussi&#232;res d'ici-bas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Je voulais juste vous dire vous &#233;tiez des meilleurs&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Quand trop ont oubli&#233; de vous saluer bien bas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Tiens dans mon petit bourg y'avait un mec en or&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Un type silencieux qui &#233;tait plein d'id&#233;es&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Qui derri&#232;re ses yeux bleus veillait &#224; un tr&#233;sor&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;La R&#233;publique m'sieurs-dames contre vents et mar&#233;es&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;A. Naunime.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Jean Gilois, une figure locale, a disparu pr&#233;matur&#233;ment le 19 janvier 2006 &#224; l'&#226;ge de 74 ans. Syndicaliste redout&#233; par la pr&#233;cision de ses analyses et la vigueur de sa &#034; plume &#034;, ancien conseiller municipal et adjoint au maire, il fut l'initiateur, &#224; la fin des ann&#233;es 50, du &#034; Comit&#233; d'expansion &#233;conomique du Castelbriantais &#034; (anc&#234;tre lointain du Comit&#233; de Bassin d'Emploi). Par la suite il contribua notamment au lancement du &#034; Groupe d'Etudes Socialistes &#034; (organe de r&#233;flexion) et &#224; l'organisation politique de la gauche dans le castelbriantais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait aussi une &#034; m&#233;moire &#034; de Ch&#226;teaubriant, m&#233;moire des hommes et des femmes, m&#233;moire des faits et des lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait le fondateur du journal &#034; La M&#233;e &#034; et animateur du Mouvement des Citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme de conviction, homme de parole, soucieux de la d&#233;fense des travailleurs, observateur attentif et critique de la vie locale et des questions de politique int&#233;rieure et internationale, il a contribu&#233; &#224; la formation et &#224; la r&#233;flexion de nombreux militants &#224; qui il a su apporter des id&#233;es neuves, et souvent non-conformistes, dans le souci de l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Son d&#233;part frappera tous ceux qui, en travaillant avec lui, ont appr&#233;ci&#233; aussi bien l'homme que le militant.&lt;/p&gt;
&lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L235xH400/JeanGilois-5f2085f4-0b851.jpg?1744885367' width='235' height='400' /&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les militants du Mouvement R&#233;publicain et Citoyen, du Parti Communiste, des Verts et du Parti Socialiste de Ch&#226;teaubriant&lt;/strong&gt; tiennent &#224; exprimer leur profonde &#233;motion &#224; l'annonce du d&#233;c&#232;s de Jean Gilois. Ils souhaitent rendre hommage &#224; Jean, qui a tant consacr&#233; de son &#233;nergie &#224; l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral en luttant comme militant syndical et politique et en oeuvrant comme Adjoint dans les municipalit&#233;s Buron, pour l'&#233;mergence de plus de solidarit&#233; et de justice sociale dans notre ville et sur d'autres fronts. Ils saluent &#034;l'honn&#234;te homme&#034;, sinc&#232;re dans ses convictions, l'analyste pertinent et p&#233;dagogue du journal &#034;la M&#233;e&#034;, dont il fut le fondateur et l'un des journalistes b&#233;n&#233;voles, et regretteront son humour et sa grande culture. Ils s'associent &#224; la douleur des membres de sa famille et de ses proches.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Communiqu&#233; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le comit&#233; Ch&#226;teaubriant-Athlone&lt;/strong&gt; a appris avec regret le d&#233;c&#232;s de M. Jean Gilois qui fut l'initiateur du jumelage avec la ville irlandaise d'Athlone et l'un des fondateurs du Comit&#233; . Il perp&#233;tuera son souvenir en d&#233;veloppant les &#233;changes et l'amiti&#233; avec notre ville jumelle. Il pr&#233;sente &#224; sa famille ses amicales condol&#233;ances.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Lu sur le blog : &lt;a href=&#034;http://autrevoixchateaubriant.over-blog.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://autrevoixchateaubriant.over-blog.com/&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nouvelle de la disparition de Jean Gilois aujourd'hui nous bouleverse. Beaucoup ont lu ses articles dans &#034;la M&#233;e&#034; dont il a &#233;t&#233; l'&#226;me et le fondateur avec quelques camarades infatigables, ont &#233;cout&#233; avec grand int&#233;r&#234;t ses analyses tr&#232;s aff&#251;t&#233;es et fort pertinentes sur la d&#233;mographie, les r&#233;sultats des &#233;lections... ont partag&#233; ses batailles syndicales et &#233;lectorales... ont appr&#233;ci&#233; et accompagn&#233; le travail remarquable qu'il a accompli en tant qu'Adjoint au Maire entre 1989 et 2001. A chaque rencontre, le d&#233;bat &#233;tait toujours riche. Nous n'&#233;tions pas d'accord sur l'Europe, ah &#231;a non ! Mais nous nous retrouvions sur des valeurs partag&#233;es et sur les enjeux politiques locaux. Jean &#233;tait l'instructeur et beaucoup parmi nous &#233;taient encore ses apprentis. Son exp&#233;rience, ses petites phrases qui savaient toucher juste, et le petit blanc du mercredi midi avec les papys de gauche... tout cela nous manquera.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Article paru dans &#034;La M&#233;e&#034; du 23 janvier 2006 :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le &#034;Clown&#034; est parti trop vite&lt;/h2&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&lt;a id=&#034;clown&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;Le clown est mort&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;S'accompagnant d'un doigt&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ou quelques doigts&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;le clown se meurt&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;S'accompagnant d'un doigt&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ou quelques doigts&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;le clown se meurt&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sur un petit violon&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et pour quelques spectateurs&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sur un petit violon&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et pour quelques spectateurs&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ma ch&#232; n'ha fatto de male&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;sta povera creatura&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;ma chb c'iavete da ridere&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et portaije iettatura !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;D'une petite voix comme&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;il n'en avait jamais eue&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;D'une petite voix comme&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;il n'en avait jamais eue&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;il parle de l'amour&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;de la joie, sans &#234;tre cru&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Se voi non comprendete&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;si vous ne comprenez pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Se voi non comprendete&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;si vous ne comprenez pas&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;almeno non ridete&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;au moins ne riez pas !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;almeno non ridete&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;au moins ne riez pas !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ouvrez donc les lumi&#232;res&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;puisque le clown est mort&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Ouvrez donc les lumi&#232;res&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;puisque le clown est mort&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et vous applaudissez&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;admirez son effort&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;et vous applaudissez&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;admirez son effort.&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Hou ou ou ou ou ou ou.......&lt;/div&gt;
&lt;div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;(chant&#233; par Giani Esposito)&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Cette chanson, Jean Gilois l'avait sp&#233;cifiquement choisie il y a 15 ans, en pr&#233;vision de son enterrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &#034; Balade en novembre &#034; : &lt;br class='manualbr' /&gt;&#034; un oranger, sur le sol irlandais, &lt;br class='autobr' /&gt;
on ne le verra jamais ... &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cette chanson de Mouloudji :&lt;br class='autobr' /&gt;
(paroles de Sacha Guitry)&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#034; La vie est une douche &#233;cossaise&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Et &#231;a dit bien ce que &#231;a veut dire&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Sit&#244;t qu'une chose vous fait plaisir&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Faut qu'il y en ait une qui vous d&#233;plaise !&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Mais bien que ce soit &#224; mon avis&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;Comme une esp&#232;ce de complot&lt;/div&gt;
&lt;div&gt;On ne peut pas passer sa vie &lt;/div&gt;
&lt;div&gt;&#195; s'foutre &#224; l'eau. &#034;.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Ces chansons dessinent bien les contours du personnage tout en auto-d&#233;rision et en pudeur. Ultimes messages d'un homme qui n'aimait pas parler de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;d&#233;part&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Gilois est mort le 19 janvier 2006, &#224; 74 ans (il &#233;tait n&#233; le 17 novembre 1931). Sans doute aurait-il voulu vivre encore. Ses derniers jours il les a pass&#233;s avec son &#233;pouse et ses enfants. On peut dire qu'il les a v&#233;cus pleinement. Puis il est parti quasiment sans crier gare, une mort comme il aurait pu la souhaiter : il n'aurait pas aim&#233; &#234;tre prisonnier d'un corps affaibli et priv&#233; de sa libert&#233; d'aller et venir et de penser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_2&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Vie rime avec engagement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Apparemment sombre et intimidant, en raison d'un asthme qui limitait ses mouvements, il &#233;tait tr&#232;s chaleureux avec ses amis et implacable avec les ennemis de la d&#233;mocratie et des Droits de l'Homme. Tous ceux qui ont travaill&#233; avec lui ont appr&#233;ci&#233; sa hauteur de vue, son ouverture d'esprit, son intelligence et son humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Gilois a consacr&#233; beaucoup de sa vie au syndicalisme. Ce sont d'ailleurs les gr&#232;ves de 1955 qui l'ont fait virer des PTT alors qu'il n'y &#233;tait que stagiaire. Il avait &#233;t&#233; sollicit&#233;, &#224; l'&#233;poque, pour &#234;tre journaliste &#224; Combat. Son histoire personnelle en a d&#233;cid&#233; autrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenu &#224; Ch&#226;teaubriant et salari&#233; &#224; l'usine Huard, il &#233;tait membre du Comit&#233; d'Entreprise et de la section syndicale CFDT, membre aussi de la &#034; branche m&#233;tallurgie &#034;. Son engagement syndical sans faille, il l'a pay&#233; tr&#232;s cher : sa &#034; carri&#232;re &#034; professionnelle n'a pas &#233;t&#233; &#224; la hauteur de ses capacit&#233;s mais jamais il n'a renonc&#233; &#224; la d&#233;fense de ses camarades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps il a &#233;t&#233; le r&#233;dacteur des tracts de la CFDT. Une expression dense, ardue parfois, car il avait le go&#251;t de la pr&#233;cision, du mot exact, de la situation convenablement d&#233;crite. Il utilisait de temps en temps des mots compliqu&#233;s, non pour le plaisir mais parce que c'&#233;tait &#224; son avis, le seul mot juste. C'&#233;tait alors un jeu dans l'entreprise : les salari&#233;s attrapaient le dictionnaire pour savoir ce que cela signifiait. Jean Gilois a toujours pari&#233; sur l'intelligence de ses interlocuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'il supportait mal : la morgue et la suffisance des &#034; puissants &#034;, l'injustice envers les salari&#233;s de base. Il avait fait un &#034; choix de classe &#034; comme on disait &#224; l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; La M&#233;e qu'il a r&#233;alis&#233; ce qu'il n'avait pu faire &#224; &#034; Combat &#034; : donner la parole aux sans-voix, aux gens priv&#233;s d'expression. En 1972 il a donc lanc&#233; ce journal b&#233;n&#233;vole, irr&#233;gulomadaire, qui, 35 ans plus tard, a pris l'ampleur et l'influence qu'on lui conna&#238;t. Il en lisait soigneusement tous les textes, avant parution, jusqu'&#195; ces derniers mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait aussi une &#034; m&#233;moire &#034; de Ch&#226;teaubriant, m&#233;moire des hommes et des femmes, m&#233;moire des faits et des lieux. C'est gr&#226;ce &#224; lui que les recherches men&#233;es par La M&#233;e ont pu &#234;tre men&#233;es &#224; bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il exprimait de temps en temps dans &#034;La M&#233;e&#034; un point de vue personnel, que ce soit sur la reconstruction de la gauche (qui reste &#224; faire) ou sur l'Europe (qu'il voulait Europe sociale, Europe des Nations). Chacun des mots de ses articles &#233;tait pens&#233;, pes&#233; : c'est pourquoi ils faisaient mouche. Jean Gilois n'&#233;tait pas un homme de slogans, d'id&#233;es toutes faites, de lieux communs, il tenait &#224; une expression forte, charpent&#233;e, argument&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme de grande valeur, il ne marchait pas dans les traces des uns ou des autres. Il avait des convictions et savait les d&#233;fendre. il n'a pas eu la place qu'il m&#233;ritait. Peut-&#234;tre en raison de son refus des mondanit&#233;s, des courbettes et des faux-semblants&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Gilois est mort.&lt;br class='manualbr' /&gt;La M&#233;e continue.&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle a besoin de ses lecteurs pour passer ce mauvais cap.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et pour garder l'esprit qui fut toujours le sien : celui d'un journal s&#233;rieux qui ne se prend pas au s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_3&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Message d'&#233;motion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Note du 1er f&#233;vrier 2006 :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; Je tenais &#224; vous faire part de mon &#233;motion suite au d&#233;c&#232;s de Jean Gilois. Pendant les quelques ann&#233;es o&#249; j'ai &#233;t&#233; au conseil municipal, je pense avoir beaucoup appris de lui, &#224; ne pas prendre pour acquis tout ce que l'on me pr&#233;sentait, &#224; r&#233;fl&#233;chir un peu plus sur l'intercommunalit&#233;, l'Europe, etc. Aujourd'hui, je me souviens toujours de sa rigueur d'analyse, ses propos longs (surtout en fin de r&#233;union) mais toujours argument&#233;s. Bref pour moi c'&#233;tait quelqu'un de bien. Continuez tous son travail &#224; La M&#233;e. J'ai plaisir &#224; vous lire, de loin, sur internet &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est l&#224; l'un des nombreux messages d'&#233;motion que &#034;la M&#233;e&#034; a re&#231;us apr&#232;s la disparition de son fondateur, Jean Gilois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des lecteurs se sont &#233;tonn&#233;s du titre de la semaine derni&#232;re : &lt;i&gt;le &#034; clown &#034; est parti trop vite&lt;/i&gt;. Loin de nous la pens&#233;e de traiter Jean de clown. C'&#233;tait simplement un clin d'oeil, comme il les aimait, au chant &#034; Le clown est mort &#034; choisi tout expr&#232;s par lui pour accompagner son corps. Avec Corne d'Aurochs (Brassens), Balade en si b&#233;mol (Sacha Guitry, Mouloudji), L'homme (l&#233;o Ferr&#233;, Catherine Sauvage) et Quand j'aurai du vent dans mon cr&#226;ne (Boris Vian , Reggiani).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_4&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Les chants choisis par Jean Gilois pour son incin&#233;ration &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://perso.wanadoo.fr/brassens/oeuvres/textes/auroch.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Corne d'Aurochs (Brassens),&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.paroles.net/chansons/11340.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Balade en si b&#233;mol (Sacha Guitry, Mouloudji),&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.paroles.net/chansons/15702.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'homme (l&#233;o Ferr&#233;, Catherine Sauvage)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Vian.DansMonCrane.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quand j'aurai du vent dans mon cr&#226;ne (Boris Vian , Reggiani)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://chateaubriant.org/spip.php?article2#clown' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Le clown (Giani Esposito)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L400xH388/Gilois-3ae60e53-38168.jpg?1744885367' width='400' height='388' /&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_5&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Souvenirs rappel&#233;s le jour de l'incin&#233;ration,&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;le 23 janvier 2006&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Par Andr&#233; ROUL et Guy ALLIOT :&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Parler de Jean, retracer toute une vie militante, ne peut se faire en quelques minutes. Pr&#232;s de 50 ans d'action militante commune syndicale et politique nous permettent d'en aborder quelques aspects.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme de convictions fortes il s'est battu toute sa vie pour une soci&#233;t&#233; plus juste, plus solidaire, quitte &#224; recevoir des coups (et il en a re&#231;u), quitte aussi &#224; sacrifier sa carri&#232;re professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discret, r&#233;serv&#233;, timide, peu d&#233;monstratif, le contact n'&#233;tait pas facile, mais pour ceux qui le connaissaient bien, derri&#232;re sa cuirasse on trouvait une grande sensibilit&#233;, un grand coeur, une fid&#233;lit&#233; et une amiti&#233; &#224; toute &#233;preuve. Ceux qui ont travaill&#233; avec lui ont pu le constater.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec son intelligence, sa capacit&#233; d'analyse, la s&#251;ret&#233; de son jugement, il nous &#233;tonnait toujours. M&#234;me si sa pr&#233;cision, sa minutie, son sens de la nuance pouvaient agacer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'&#233;quipe syndicale il &#233;tait l'intellectuel. Intransigeant sur l'emploi des mots, ses tracts analysant la situation de l'entreprise &#233;taient tr&#232;s appr&#233;ci&#233;s mais aussi redout&#233;s de certains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jamais en avant, mais en retrait, il contr&#244;lait, animait, orientait. Son poste pr&#233;f&#233;r&#233; &#233;tant celui de secr&#233;taire administratif dans le syndical comme dans le politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son engagement syndical d&#233;bute &#224; la Poste &#224; Paris o&#249; pendant les gr&#232;ves de 53 il assume des responsabilit&#233;s &#224; la f&#233;d&#233;ration National.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; son drame familial il revient &#224; Ch&#226;teaubriant en 1956 et s'engage r&#233;solument dans l'action syndicale &#224; la CFTC. Avec quelques autres il participe activement &#224; l'&#233;volution de l'Union Locale lui assurant un r&#244;le reconnu dans le Castelbriantais, ainsi que la transformation de celle-ci vers la CFDT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1958 il fut &#233;lu secr&#233;taire du Comit&#233; d'Entreprise Huard, lui faisant jouer tout son r&#244;le. d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, il fut appr&#233;ci&#233; des employ&#233;s et redout&#233; de la Direction et de certains chefs de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses tracts ses expressions comme &#034; il suffit d'&#234;tre copain de chambr&#233;e pour devenir tout &#224; coup personnage de haut-vol &#034; ou &#034; la sademesque cohorte &#034; sont rest&#233;es grav&#233;es dans les m&#233;moires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des ann&#233;es il fut l'un des animateurs au niveau national de la branche CFDT du machinisme agricole qui comptait alors pr&#232;s de 50 000 salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Farouchement anticapitaliste, militant pour une &#233;conomie au service de l'homme, il milita parall&#232;lement sur le plan politique : au PSU, au PS, au mouvement des Citoyens o&#249; il retrouvait sa passion de la R&#233;publique et de ses valeurs : libert&#233;, &#233;galit&#233;, fraternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne se sentait pas &#224; l'aise dans les grands rassemblements. Il pr&#233;f&#233;rait les rencontres en petits comit&#233;s, moment privil&#233;gi&#233;s d'&#233;changes passionn&#233;s mais combien fraternels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Pour toute cette action men&#233;e avec tes copains, dans l'unit&#233;, Pierre Grang&#233;, Maurice Barracand, Roger Ridel, Auguste Barat et ceux qui sont encore l&#195; , nous tenons &#224; te dire : merci Jean, merci aussi pour tous les moments, nombreux, v&#233;cus ensemble dans l'amiti&#233;. Ta vie peut &#234;tre pour nous une le&#231;on&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Andr&#233; Roul, Guy Alliot&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Par Paul Bonnier :&lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;J'ai particuli&#232;rement connu Jean Gilois &#224; partir de 1989, ann&#233;e o&#249; la liste d'union de la gauche l'a emport&#233; aux &#233;lections municipales, dit Paul Bonnier. Il avait &#233;t&#233; auparavant candidat malheureux aux municipales de 1959, de m&#234;me qu'en 1983 o&#249; il si&#233;gea en tant que conseiller minoritaire.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'avoue qu'en 1989 son aspect bourru, on attitude peu ouverte ne m'inspiraient pas une sympathie d&#233;bordante. Ce devait &#234;tre r&#233;ciproque. Il fallut percer l'&#233;corce ce qui fut fait au cours de deux mandats &#233;lectoraux que nous avons v&#233;cus ensemble, et au del&#195; ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la premi&#232;re municipalit&#233; 1989-1995 je l'ai c&#244;toy&#233; quasiment chaque jour. Nous avons &#233;chang&#233; et je l'ai appr&#233;ci&#233;. Nos points de vue, nos analyses se rejoignaient souvent et j'ose le dire, l'estime et la confiance r&#233;ciproques aidant, nous sommes devenus d'excellent camarades. Et je ne suis pas un cas isol&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...) Pendant 12 ans il va mener &#224; bien les t&#226;ches confi&#233;es et peu &#224; peu nous allons d&#233;couvrir l'homme qu'il &#233;tait :un d&#233;mocrate, farouche d&#233;fenseur de l'union de la gauche, un la&#239;c convaincu, un homme de conviction, modeste, ne recherchant pas les honneurs mais conscient de sa valeur, attach&#233; &#224; certaines valeurs ou id&#233;es telles que le rattachement de la Loire-Atlantique &#224; la R&#233;gion Bretagne, sa conception de l'Europe. Sujets qui parfois nous opposaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Homme de culture, fin lettr&#233; (...) son esprit d'analyse, de synth&#232;se, ses statistiques, son exp&#233;rience, sa connaissance de la ville &#233;taient appr&#233;ci&#233;s de tous (...).&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Paul Bonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Minguet rappela ce que fut Jean pour le Comit&#233; de Jumelage avec l'Irlande et pour le Mouvement des Citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt;Par Yves Le Gall et Bernadette Poiraud : &lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Apr&#232;s la face syndicale de jean et l'aspect politique de son engagement il est un autre champ d'action qui touche un peu &#224; tout : celui du journalisme.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean n'a pas &#233;t&#233; &#034; poursuivi par ses &#233;tudes &#034; comme il le disait : la maladie l'a contraint longtemps &#224; rester &#224; la maison.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce fut un regret s&#251;rement : Jean aurait souhait&#233; &#234;tre instituteur.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ce fut une chance aussi d'une certaine fa&#231;on : le jeune gar&#231;on a beaucoup regard&#233; autour de lui, beaucoup &#233;cout&#233; les gens qui venaient chercher le lait &#224; la ferme familiale. Il a surtout &#233;norm&#233;ment lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son intelligence vive et son excellente m&#233;moire ont fait de cet autodidacte un &#234;tre de culture, appr&#233;ciant les beaux textes, les mots justes, les id&#233;es bien &#233;tay&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean avait &#233;t&#233; sollicit&#233; pour &#234;tre journaliste &#224; Combat, &#224; Paris, vers le milieu des ann&#233;es 50. lI en avait l'envie, il en avait les capacit&#233;s. Mais un drame familial l'emp&#234;cha de poursuivre ce projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors, tout naturellement, qu'il exer&#231;a ses talents d'&#233;crivain au sein de sa section syndicale. Mais cela ne lui suffisait pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1971, il avait 40 ans, la liste de gauche aux &#233;lections municipales, mit dans son programme la cr&#233;ation d'un &#034; bulletin municipal &#034;, innovation importante pour Ch&#226;teaubriant &#224; l'&#233;poque. La liste n'eut pas d'&#233;lus. Le syst&#232;me &#233;lectoral ne donnait aucune repr&#233;sentation aux minorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Jean tenait &#224; ce projet. Il voulait montrer que la gauche est capable de tenir ses promesses. C'est alors qu'il a propos&#233; la cr&#233;ation de ce journal dont il a aussi donn&#233; le titre : &#034; la M&#233;e socialiste &#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La M&#233;e, en r&#233;f&#233;rence historique au Pays de la M&#233;e, appellation ancienne, gu&#232;re usit&#233;e &#224; l'&#233;poque mais que Jean a contribu&#233; &#224; remettre en m&#233;moire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Et puis &#034; socialiste &#034; au sens large, drapeau d'un engagement &#224; gauche, clairement affich&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi est n&#233; cet &#034;irr&#233;gulomadaire&#034; qui est devenu mensuel puis hebdomadaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout de suite il a voulu La M&#233;e comme l'expression des sans voix, de ceux qui ont subi &#034; toutes les exploitations et toutes les ali&#233;nations des soci&#233;t&#233;s rurales et semi-rurales &#034;. Il a voulu ce journal comme &#034; Echo et moyen &#034;, &#034; t&#233;moin et outil &#034; &#224; la disposition des minorit&#233;s, pas de Droite bien s&#251;r, &#034; auxquelles la presse officielle ou commerciale refuse les communiqu&#233;s ou tronque les textes. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce journal Jean a jou&#233; un r&#244;le consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait &lt;i&gt;la m&#233;moire&lt;/i&gt;, permettant de d&#233;passer l'actualit&#233;, de faire le lien avec le pass&#233; de la ville et de la r&#233;gion, pour mieux comprendre le pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait &lt;i&gt;le gardien de la ligne&lt;/i&gt;, veillant &#224; ce que le journal reste bien du c&#244;t&#233; des sans-grades et des sans-voix.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait, &#224; sa fa&#231;on, &lt;i&gt;l'historien&lt;/i&gt;, loin de l'histoire officielle, l'historien de la vie quotidienne des gens de ce pays. Une grande partie de ce que La M&#233;e a pu &#233;crire vient de ses connaissances personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il &#233;tait aussi une &lt;i&gt;source d'humour et de culture&lt;/i&gt;, citant, comme si &#231;a allait de soi, Jacques pr&#233;vert et Bons Vian, Georges Brassens et Victor Hugo, Sacha Guitry et l&#233;o Ferr&#233;..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avions l'habitude de d&#233;celer, par un certain sourire sur son visage, le moment o&#249; il avait trouv&#233; l'expression qui ferait mouche. C'&#233;tait presque rituel : il contr&#244;lait dans un dictionnaire en trois volumes qui se trouvait &#224; port&#233;ede mains, que les mots auxquels il pensait avaient bien le sens souhait&#233;, puis il attrapait un bloc de papier et, tout joyeux, &#233;crivait le titre qu'il proposait. Nous discutions alors ... C'&#233;tait un peu&lt;br class='autobr' /&gt;
comme un jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s de r&#233;daction de la M&#233;e, tous les vendredis soirs, ont &#233;t&#233;, pour lui et pour nous, des moments d'&#233;changes d'informations politiques et sociales, locales et nationales voire internationales. Nous n'&#233;tions pas toujours d'accord, nous critiquions parfois ce qui nous paraissait excessif dans certains de ses propos, mais la discussion, toujours, &#233;tait enrichissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean, lorsqu'il &#233;tait en petit comit&#233;, &#233;tait un d&#233;batteur redoutable et redout&#233;, du fait de l'ampleur de ses connaissances, de la force de ses arguments, de cette fa&#231;on qu'il avait de d&#233;monter les ressorts cach&#233;s d'une situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'aimait pas r&#233;p&#233;ter les propos des autres : il leur apportait toujours une contribution personnelle, une r&#233;flexion personnelle dont l'ampleur surprenait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il y a eu des coups durs, autour de la M&#233;e, on peut dire que le journal r&#233;pondait &#224; son besoin d'&#233;changes intellectuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il nous a oblig&#233;s &#224; avoir l'esprit toujours en &#233;veil, &#224; exercer notre sens critique, &#224; pr&#233;ciser notre pens&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait pour lui une lourde responsabilit&#233; qui le pr&#233;disposait &#224; encaisser les attaques de ses adversaires. Il en a souffert, car c'&#233;tait un homme tr&#232;s sensible. Il y a trouv&#233; aussi une &#233;mulation, le sentiment que le journal d&#233;rangeait l'ordre &#233;tabli, emp&#234;chait les pouvoirs de ronronner en ignorant les citoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce combat-l&#224; il l'a men&#233; sans cesser, sans pouvoir le gagner, car les choses sont toujours &#224; refaire. II nous a donn&#233; l'exemple, &#224; nous de continuer son oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les comit&#233;s de r&#233;daction &#233;taient bien plus que de simples jeux intellectuels ou des &#233;changes d'informations. C'&#233;taient des moments riches d'&#233;changes plus profonds o&#249; les uns et les autres racontaient les conflits ou les r&#233;ussites de la semaine. Et trouvaient les ressources pour poursuivre les actions quotidiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Retrouver une &#233;quipe de copains, avec lesquels on est en confiance, c'est un &#233;l&#233;ment pr&#233;cieux pour maintenir ou retrouver une assise et Jean &#233;tait de bon conseil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean &#233;tait le pilier, le roc, l'homme de sagesse, celui qui parlait vrai, celui qui nous a permis de d&#233;couvrir qui nous sommes. Il &#233;tait le guide et le rep&#232;re sur cette route qui, nous l'esp&#233;rons, conduit &#224; une soci&#233;t&#233; meilleure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discret, il savait &#233;couter et m&#234;me lorsqu'il &#233;tait, lui, dans la peine, il savait &#234;tre attentif aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est dommage qu'un tel homme soit parti si vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il &#233;tait l&#224; , il citerait Brassens qui disait &#034; les morts sont tous de braves types &#034;. Mais derri&#232;re cette auto-d&#233;rision il serait heureux de savoir qu'il a pu marquer de son empreinte l'esprit et le coeur de ceux qui l'ont approch&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il avait encore des choses &#224; dire. Il avait encore des choses &#224; faire. Nous avions besoin de lui. Pourquoi a-t-il fallu que les contingences de la vie l'usent pr&#233;matur&#233;ment ? Il n'a pas &#233;t&#233; reconnu &#224; sa juste valeur, du temps de son vivant. Sa mort est l'occasion d'un hommage. D'un rattrapage trop tardif. De nombreux lecteurs ont envoy&#233; des messages de sympathie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean, si quelque part tu nous entends, songe &#224; ceux qui, ici, restent sans toi et prennent l'engagement d'&#234;tre fid&#232;les aux combats men&#233;s ensemble&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annexe : &lt;a href=&#034;http://www.journal-la-mee.fr/article.php3?id_article=831&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cancer et r&#233;mission&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cavernes et grains de mil</title>
		<link>http://chateaubriant.org/spip.php?article89</link>
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		<dc:date>2024-10-16T16:01:05Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Un vieil homme (qu'il ne nous en veuille pas de le qualifier ainsi), s'en est all&#233;, il y a quelques temps, passer un scanner &#224; Ch&#226;teaubriant au Centre Andr&#233; Bernou. Il raconte : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai &#233;t&#233; agr&#233;ablement surpris de d&#233;couvrir que cet &#233;tablissement portait le nom d'Andr&#233; Bernou. Des souvenirs me sont remont&#233;s &#224; l'esprit quand j'ai dit &#224; l'infirmi&#232;re qui m'a pris en charge : me voil&#224; dans la maison de mon sauveur &#187;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://chateaubriant.org/spip.php?rubrique12" rel="directory"&gt;Personnages&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L145xH150/arton89-afe09.jpg?1744974162' class='spip_logo spip_logo_right' width='145' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&#034;cs_sommaire cs_sommaire_avec_fond&#034; id=&#034;outil_sommaire&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_inner&#034;&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_titre_avec_fond&#034;&gt; Sommaire &lt;/div&gt; &lt;div class=&#034;cs_sommaire_corps&#034;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Le docteur Bernou et la tuberculose.&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_0'&gt;Le docteur Bernou et la (&#8230;)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a title=&#034;Tuberculose miliaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire_1'&gt;Tuberculose miliaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_0&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Le docteur Bernou et la tuberculose.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ecrit le 6 mai 2015&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vieil homme (qu'il ne nous en veuille pas de le qualifier ainsi), s'en est all&#233;, il y a quelques temps, passer un scanner &#224; Ch&#226;teaubriant au Centre Andr&#233; Bernou. Il raconte : &#171; J'ai &#233;t&#233; agr&#233;ablement surpris de d&#233;couvrir que cet &#233;tablissement portait le nom d'Andr&#233; Bernou. Des souvenirs me sont remont&#233;s &#224; l'esprit quand j'ai dit &#224; l'infirmi&#232;re qui m'a pris en charge : me voil&#224; dans la maison de mon sauveur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_51 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://chateaubriant.org/IMG/jpg/andre_bernou.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='http://chateaubriant.org/local/cache-vignettes/L500xH844/andre_bernou-ccdc4.jpg?1744943027' width='500' height='844' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Andre_Bernou
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;J'ai fait la connaissance du Docteur Bernou en mars 1962. J'avais alors 32 ans. Depuis quelques mois ma sant&#233; d&#233;clinait sans que l'on puisse d&#233;tecter le mal. La radio dont se servaient les m&#233;decins de l'&#233;poque &#233;tait muette &#224; mon sujet. Alors, &#224; d&#233;faut, d'octobre &#224; mars on m'a soign&#233; les ''nerfs'', malgr&#233; cela mes forces s'affaiblissaient lentement mais s&#251;rement jusqu'&#224; ce matin de mars 1962 o&#249; je vomis le sang. Sit&#244;t, je me suis rendu chez mon m&#233;decin traitant. Il ne fit pas de commentaires, d&#233;crocha son t&#233;l&#233;phone et appela le Docteur Bernou qui, &#224; cette &#233;poque, consultait rue de Cou&#235;r&#233; &#224; Ch&#226;teaubriant. Une petite heure plus tard, j'&#233;tais sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aurait dit qu'il m'attendait car, de suite, il a r&#233;alis&#233; des radioscopies de mes poumons, puis il appela son confr&#232;re le docteur Tricoire (qui exer&#231;ait au m&#234;me lieu) et ils comment&#232;rent, entre eux, mes clich&#233;s. Apr&#232;s quoi, se tournant vers moi, il me dit : &#171; Vous faites une tuberculose miliaire. Il y a quelques ann&#233;es on ne pouvait rien pour vous, vos poumons auraient &#233;t&#233; transform&#233;s en gruy&#232;re. C'&#233;taient les petits sapins qui vous attendaient. Vous avez de la chance car, aujourd'hui, avec l'antibiotique, on va vous sortir de l&#224;. Mais on ne vous allongera pas la vie &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est curieux : j'&#233;tais certes content de savoir que j'allais gu&#233;rir mais cette derni&#232;re phrase ''on ne vous allongera pas la vie'' m'a laiss&#233; penser que celle-ci ne pourrait &#234;tre qu'assez br&#232;ve. Le traitement m'a impos&#233; de rester 3 mois alit&#233; et de recevoir 90 piq&#251;res de streptomycine. Ensuite j'ai pu me lever, veiller aux travaux saisonniers de la ferme tout en recevant, durant 15 mois, un traitement de Rimifon. Il a fallu le temps pour que petit &#224; petit je reprenne des forces, mais le ''soufflet'' en avait quand m&#234;me pris un coup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tuberculeux lui-m&#234;me, le docteur Bernou a consacr&#233; sa vie &#224; soigner les malades de tuberculose. A cette &#233;poque on ne parlait pas de cancer. Parce que contagieuse, la tuberculose faisait d'importants d&#233;g&#226;ts dans les familles. Cela s'expliquait notamment par le manque d'hygi&#232;ne, le trop grand nombre d'enfants entra&#238;nant la promiscuit&#233; dans un habitat souvent d&#233;plorable o&#249;, qui plus est, on fermait souvent les portes et les fen&#234;tres &#224; la mauvaise saison, par crainte, disait-on, &#171; d'attraper du mal &#187;. On pratiquait d'ailleurs de la m&#234;me mani&#232;re pour le cheptel. La Toussaint arriv&#233;e, celui-ci ne sortait que pour aller boire &#224; la mare du village et restait confin&#233; &#224; l'&#233;table jusqu'&#224; P&#226;ques. L&#224; aussi la tuberculose a fait des ravages. Lorsqu'&#224; partir des ann&#233;es 50 on a pratiqu&#233; le d&#233;pistage obligatoire, ce sont parfois des troupeaux entiers qui sont partis pour l'abattage !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 20, ma grand-m&#232;re, atteinte de tuberculose, a aussi &#233;t&#233; soign&#233;e par le docteur Bernou. Malheureusement il ne put rien pour elle et elle d&#233;c&#233;da en 1926. Combien de malades sont ainsi pass&#233;s de vie &#224; tr&#233;pas sans que le docteur Bernou puisse les sauver ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'&#233;tait pas facile de soigner une caverne au poumon. Le Docteur Bernou, apr&#232;s de multiples essais, a mis en &#339;uvre une id&#233;e qui, par la suite, a fait sa r&#233;putation : il a invent&#233; la Thoracoplastie, technique qui consistait &#224; scier des c&#244;tes pour avoir acc&#232;s au poumon malade, pratiquer les manipulations n&#233;cessaires (injections, insufflations, d&#233;collement des pl&#232;vres, etc). Cette technique a fait son succ&#232;s et l'a fait conna&#238;tre m&#234;me &#224; l'&#233;tranger o&#249; il lui arriva de donner des conf&#233;rences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Ch&#226;teaubriant, afin de soigner les malades qui faisaient de plus en plus appel &#224; ses services, il fit construire la Clinique des Fougerays. Mais, apr&#232;s la guerre de 1939-1945, la d&#233;couverte des antibiotiques a eu ''raison'' du bon docteur. Certes, il a continu&#233; &#224; soigner et &#224; gu&#233;rir en s'adaptant aux progr&#232;s de la m&#233;decine, mais, tout de m&#234;me, quel cr&#232;ve-coeur pour lui de voir son imposante maison de soins devenue inutile, &#224; l'abandon. Son nom, son action, aujourd'hui, sont tomb&#233;s dans l'oubli (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, je n'ai jamais oubli&#233; qu'il m'a sauv&#233; la vie. En 1962, il me proposa des soins &#224; sa clinique, mais il existait d&#233;j&#224; des infirmi&#232;res ''&#224; domicile'' et je voulais pouvoir rester pr&#232;s de ma famille (sans les contaminer) et g&#233;rer ma petite ferme, alors je refusai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre histoire, notre vie-m&#234;me, ont &#233;t&#233; marqu&#233;s par de grands Hommes &#224; qui nous devons beaucoup. La plupart d'entre eux, comme le docteur Bernou, avaient d'autres motivations que celles de l'argent. Aujourd'hui nous sommes dans un autre monde. On gu&#233;rit des maladies jus-qu'alors incurables mais d'autres apparaissent et, avec le vieillissement la sant&#233; est devenue un v&#233;ritable business !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Julien Lefeuvre (pseudonyme de Auguste Martin de Derval)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://stervlan-mf.over-blog.com/article-andre-bernou-medecin-castelbriantais-de-renommee-internationale-123197594.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un autre t&#233;moignage&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id=&#034;outil_sommaire_1&#034;&gt;&lt;a title=&#034;Sommaire&#034; href='http://chateaubriant.org/spip.php?id_rubrique=12&amp;page=backend#outil_sommaire' class=&#034;sommaire_ancre&#034;&gt; &lt;/a&gt;Tuberculose miliaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;(1) La tuberculose miliaire est assez rare (2% de toutes les atteintes tuberculeuses). C'est une forme grave de tuberculose pouvant entra&#238;ner une insuffisance respiratoire aigu&#235; par &#339;d&#232;me pulmonaire l&#233;sionnel. Sur le plan radiologique, le clich&#233; thoracique peut &#234;tre normal au d&#233;but et ne devenir pathologique qu'apr&#232;s plusieurs semaines. L'aspect est celui de micronodules, appel&#233;s aussi &#171; grains de mil &#187;, de 2 mm, diffus dans tous les lobes. Il peut annoncer une d&#233;tresse respiratoire et doit faire entreprendre une prise en charge rapide afin de sauver la vie du patient et d'&#233;viter la contagion de l'entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Le premier paysan qui a refus&#233; le confinement du b&#233;tail, l'hiver, ce fut Henri Baron, de Derval. Il avait raison mais les braves paysans du coin hochaient la t&#234;te d'un air entendu en disant que, dehors, les animaux ne pouvaient qu'&#234;tre malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Le b&#226;timent, longtemps abandonn&#233;, est devenu un g&#238;te rural. Le souvenir du docteur Bernou a &#233;t&#233; perp&#233;tu&#233; par La M&#233;e (article lu plus de 6000 fois), gr&#226;ce au t&#233;moignage de Mme Madeleine Charron de Ch&#226;teaubriant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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