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Les Mines de fer de la Brutz


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 Le passé

La présence de minerai de fer dans la région de Rougé, et plus globalement la région de Châteaubriant-Segré, est connue depuis le Moyen-Age. Après la perte d’une partie du bassin lorrain en 1871, des industriels entreprirent des travaux de recherche et d’exploitation du minerai de fer dans le sous-sol armoricain. Des forges furent construites à Trignac, à Inzinzac-Lochrist, à Basse-Indre et à Caen. Mais dès les lendemains de la première guerre mondiale, plusieurs mines de surface furent abandonnées ne laissant en activité que les mines de la région de Caen en Normandie, de Segré en Anjou et de Châteaubriant en Bretagne.

Lors du deuxième conflit mondial, les mines de l’Ouest produisent sous le contrôle de l’occupant allemand. La libération en 1945 rend le bassin lorrain à la France.

En 1950, la création de la Communauté européenne du charbon et de l’acier prépare les changements gigantesques dans l’organisation de la sidérurgie européenne en entraînant les disparitions successives de hauts-fourneaux et de mines considérés non rentables.

En octobre de cette même année, un incendie met fin à 40 années d’extraction dans le sous-sol de Teillay. Une décennie plus tard, en 1963, la mine de Chazé-Henri cesse ses travaux suivie par celles de Limèle en 1966, de Segré en 1986 et de Soumont-Potigny en 1992.

Au printemps 2003, la Minière de Rougé arrête définitivement son activité après un siècle d’extraction à ciel ouvert sur tout le territoire qui s’étend de Chateaubriant à Bain de Bretagne..

 Le présent et l’avenir

Depuis 1994, des mineurs retraités et des passionnés par l’histoire de cette industrie régionale ont décidé de sauvegarder le patrimoine minier en organisant un chantier de réhabilitation sur le carreau des anciennes mines de fer de la Brutz abandonnées depuis 1950. Ils reconstituent des galeries avec soutènement en bois et métallique, aménagent une voie ferrée étroite où circule un authentique train minier, installent des machines et des engins collectés à travers la France, reconstruisent des ateliers ainsi qu’un bâtiment pour abriter une exposition de photographies et de documents écrits, des plans et du matériel.

Peu à peu, le site minier renaît ; des hommes et des femmes y travaillent, des engins circulent, une galerie reconstituée permet d’appréhender le monde souterrain avec ses chantiers, ses odeurs, sa fraîcheur et ... son petit mineur.

Chaque visiteur peut ainsi découvrir en deux heures trente tout un siècle d’activité minière dans le bassin ferrifère de Bain à Châteaubriant grâce aux archives des Mines de fer de la Brutz et de la Minière de Rougé.

En fin de parcours, il peut aussi visiter la cité de Bonne -Fontaine qui lui montre l’architecture spécifique de l’habitat industriel avec ses maisons ouvrières, celles de la maîtrise, la chapelle, les commerces et l’organisation sociale.

Tout cet ensemble patrimonial a été retenu comme projet structurant par les collectivités partenaires de l’association pour devenir « Parc-musée des mines de fer de Bretagne »

Pour des visites, renseignements : Tél 02 99 44 27 73
Minesdelabrutz@wanadoo.fr

Pour des photos, voir ici


Ecrit le 12 avril 2017

 Locotracteur

L’association Villages et Patrimoines entre Loire et Vilaine, qui anime le Parc Musée des Mines de la Brutz à Teillay (35620), vient de remettre en service un locotracteur historique. Fabriqué en 1942 par la société GMEINDER Gmbh pour la Kriegsmarine, il fut récupéré ensuite par la Commission des Ardoisières d’Angers qui l’utilisa de longues années sur son site de Trélazé, puis acheté par l’association pour enrichir ses collections. Un groupe de bénévoles a travaillé sur cette machine toute l’inter-saison afin de la rendre disponible pour tracter les wagons de visiteurs.


Ecrit le 20 février 2008

 Départ aux Mines de la Brutz

Pierre Lefeuvre, animateur des Mines de la Brutz, vient de prendre sa retraite … mais restera très présent, comme bénévole, pour les visites de découverte.

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Pierre Lefeuvre

Titulaire d’un CAP Mécanique Générale, Pierre Lefeuvre a poursuivi ses études jusqu’à l’Université : un diplôme d’études approfondies sur les enjeux et stratégies des réhabilitations du patrimoine minier et métallurgique armoricain, qu’il a complété par un stage de gestion des PME.

En 1996 il a créé le chantier d’insertion des Mines de la Brutz qui contribue au nettoyage et à la réhabilitation de ce site situé sur Teillay, Soulvache, Rougé.

Les nombreuses activités professionnelles(directeur de Maison des Jeunes, formateur de directeurs de centres de vacances, etc), les engagements militants, l’animation du chantier de la Brutz, marquent les étapes d’un parcours atypique, d’un militant de l’éducation populaire qui a su redonner vie à un pan de l’histoire industrielle de la région, tout en créant de l’emploi. Une vie très riche … qui va se poursuivre de façon bénévole.

Livre : Retour à Tanezrouf